mardi 28 avril 2009

Amazone Part II

Allo la terre,

Sitôt dit, sitôt fait. J'embarque sur le bateau “El Sagrado Corazon de Jesus” en compagnie des 2 Allemands rencontrés à l'auberge Gaspard et Sabrina. Sur le pont, les journées se suivent et se ressemblent avec une ponctualité alarmante:
7h00: . Sortie du Hamac pour le petit déjeuner. S'en suivent dans l'ordre: petite sieste, petite lecture, petite partie d'échec avec Gaspard et petite bière.
12h00: Déjeuner suivi des mêmes activitès que précédement.
17h30: Souper effectué avec les restes du déjeuner suivi des mêmes activités que précédement avec parfois une variante jeux de carte.

Et cela durant les 5 jours et demi de trajet, rien ne varie, même pas le menu. A la fin je me disait à moi même “Tiens, je commence à trouver le temps long”. Heureusement que l'Amazone nous réserve quelquefois des variantes coucher de soleil sympa.

Finalement j'arrive à la triple frontière Brésil-Colombie-Pérou. Je m'en vais donc faire un tour vite fait en Colombie dans la ville de Leticia, histoire de boire un bon café. Et il est bon le café. Mais c'est pas tout ça, j'ai encore un bateau à prendre, cette fois du côté péruvien avec la liaison Santa Rosa-Iquitos.

Et c'est reparti, toujours en compagnie des allemands, de Noam l'israelien, Maikov le francais et les nombreux péruviens qui font le voyage avec nous mais pas pour du tourisme. Et du côté péruvien, c'est pas la même le bateau, mais bon tant que ça flotte… L'ambiance est détendue, mais au niveau activités y'a pas trop de changement, la vie à bord c'est: voir le déscriptif côté brésilien çi dessus, sauf que maintenant je commence à battre gaspard aux échecs. Mais les péruviens ont prévu des animations surprises. La première survint lorsque le gouvernail a cassé, le bateau c'est alors transformé en un bouchon de liège dérivant sur le fleuve, on percutait les arbres d'une rive à l'autre comme un boule de flipper. Au final tout c'est arrangé, bilan de cette aventure, une falange de petit doigt en moins pour un passager. Ensuite ce fut l'épisode “on charge des cochons à bord en les tirant par les oreilles”, heureusement que il n'y avait pas Brigitte Bardot pour voir ça car les hommes avaient tendance à manquer de respect envers l'animal. Avec tout ces évenement, les 2 jours et demi sont passés relativement vite.

Iquitos, la grosse ville de l'amazonie péruvienne seulement accessible en bateau ou en avion. On comprend pourquoi c'est le règne des motos-taxis. Première visite à la ferme des papillons où les papillons font placent aux singes, au tapir, au jaguar, au fourmillier, aux perroquets. Je me suis fait un bon pote singe dénommé Nicolas, mais il était un peu trop jaloux alors je suis parti en douce, le bon maître me le pardonne. Dans la foulée je visite la communautée indigène de San Andres où je tape la causette assez longtemps avec Margarita et sa famille, ce fut un moment très interressant.

S'en suit la visite du marché et ca grouille là dedans, le fourmilier serait content ici. On trouve de tout et n'importe quoi. Bien sur des fruits éxotiques, mais aussi des clopes fait maison, des animaux à vendre, des brochettes de vers, des tortues, des aligators, du viagra amazonien,….. On se retrouve tous par hazard au marhé, du coup on décide d'aller visiter le quartier populaire de Belen, entièrement construit sur l'eau. Visite en bateau oblige, ça va de soi.

On passe les derniers jours dans une maison en bois et en paille dans un petit village. J'en profite pour aller render visite aux bébés lamentins orphelins du centre aquatique. Vraiment très attachantes ces petites bêtes. Dernière visite d'un atelier de sculpture de masque et zou, ce coup-çi, c'est en avion que je rejoins Lima pour retrouver mes parents qui viennent passer trois semaines au Pérou.

Je ne vais pas en dire plus pour le moment, mais je vous raconterai tout cela dans le prochain épisode: “Les savoyards au pays des Incas”.


Gros bisous

Ar'vi

Pierrot

mercredi 8 avril 2009

Amazone Part I

Coucou,


Comme prévu, j'arrive dans la ville de Bélem oú la saison des pluies fait rage. Il pleut presque tous les jours sous forme d'averses diluviennes. Après avoir visité la ville c'est à dire quelques monuments et le marché, je part quelques jours sur l'île de Marajo. Là bas, c'est une vie plus campagnarde qui m'attend. Je loue un vélo et je m'en vais voir la plage, je rencontre des pécheurs bien sympa qui boivent plus qu'ils ne pêchent, du coup on passent un bon moment. Sur cette île, il y a beaucoup de buffles d'eau qui déambulent, le ramassage des ordures ce fait à traction de buffles et il y a même parait il une police montée à dos de buffle. Un endroit bufflant.

De retour à Belem, j'achète vite fait un hamac avant d'embarquer dans un bateau en direction de Santarem. C'est un peu comme la croisière s'amuse version boat people. Une fois dans mon hamac, ma tête se retrouve sous le cul de mon compagnon de droite, tandis que je renifle les pieds de celui de gauche. Heureusement que j'ai le sommeil lourd. A part ca l'ambiance est assez conviviale et la navigation sur ce fleuve immense est vraiment impressionante.

Une fois à Santarem, je me décide à visiter le village de Alter do Chao oú je loue un Kayac et m'en vais vadrouiller dans une fôret inondée. Suite à cela, je trace en direction du village communautaire de Maguari qui pratique l'éco-tourisme. Je loge chez l'habitant et j'en profite pour aller faire un tour en forêt histoire d'admirer l'attraction locale qu'est l'arbre géant. Il faut 24 personnes pour faire le tour du tronc. Etonnant non. Après une petite leçon de récolte et de transormation du latex, je m'en retourne vers Santarem pour ressauter dans un bateau. Cette fois je file vers Manaus.

Par chance, le bateau est mois bondé. J'arrive le dernier du coup je m'installe à la derniére place qui par hasard est la plus proche du bar. Serait-ce un signe? Le voyage ce passe au fil des paysages qui défilent, entrecoupé de parties de dominos et d'une petite mousse part ci par là. Quelquefois, des personnes qui habitent sur le rivage viennent en canoé pour mandier. Comme je ne veut pas les polluer de notre culture occidentale matérialiste, je ne donne rien sauf un sourire.

Et puis c'est l'arrivée à Manaus et là c'est le choc. Un gros retour dans le monde réel á travers cette ville énorme. Enfin bon j'y suis alors je vais jeter un coup d'oeil. Et s'en suis la visite de la ville, d'un parc, d'un concert et un petite soirée discothèque en compagnie de personnes rencontrées à l'auberge. Un bon plein de tous les excés de la ville avant de remonter dans un bateau.

Dans 2 heures j'embarques de nouveau, toujours sur l'Amazone en direction du Pérou. J'attendrais la frontière dans 6 jours et demi. Mais bon, comme le disais Lafontaine: "Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage"

Bienvenue à la petite Agathe dans ce beau monde.

Ar'vi

Pierrot