mardi 16 décembre 2008

La Jungle

Salut,


Après avoir passé une dernière soirée avec mon ami Mario je me prépare à quitter la ville de Cochabamba. Mais mes vieux démons Boliviens me rattrapent au tournant et mes intestins font parler d'eux. Du coup je reste un jour de plus histoire de remettre tout ca bien en ordre. Et au final, c'est pas plus mal vu que c'est le jour de la fête de fin d'année des étudiants qui organisent pour l'occasion un défilé haut en couleur avec costumes, danses, fanfares et compagnie. Le défilé passe juste devant mon hôtel du coup j'en profite bien.

De nouveau d'attaque je prend le bus en direction de La Paz. Je ne m'attarde pas trop dans la ville, juste le temps de laisser mon vélo chez Sofia, une amie, et je resaute dans un bus en direction de Rurrenabaque au Nord du pays dans le bassin amazonien. La différence de climat entre La Paz (3650m) froid et sec et Rurrenabaque (230m) chaud et humide me laisse pantois, je ressort vite fait mon short et mes tongues et ca va déjà mieux. La ville est assez petite et tiens sa notorieté du fait de son emplacement proche du Parc Madidi censé renfermé une biodiversité très riche, du coup cela attire aussi beaucoup de touristes.

Premierement je part en tour organisé visiter la Pampa. Le tour dure trois jours avec au programme:
. Remontée de la rivière à bord d'un bateau pour observer la faune et la flore locale: Capibara, alligators, caïmans, dauphins roses, tortues, singes, beaucoup d'oiseaux,...
. Baignade avec les dauphins roses qui sont censés nous proteger des alligators (on y croit!!!)
. Campement dans des huttes
. Petites marches matinale pour observer un anaconda
. Pêche aux pirhanas

Le groupe est bien sympa et ca se passe bien, je garde des bons souvenirs de cette première approche de l'environnement local. Il y a beaucoup d'autres groupes qui réalisent exactement le même tour que nous. Ca se passe comme ca. On est tous des touristes.


Mon deuxième objectif est de réaliser un incusrion dans la jungle. Mais pour éviter la surpopulation de groupes touristiques, cette fois je vais rencontrer un guide directement sans passer par une agence. Mon amie Sofia m'ayant laissé un contact d'un dénommé Wilman. On s'accorde à partir 5 jours dans la jungle en compagnie de Pat un ami Francais rencontré sur place.

Premier jour: Nous voila parti en voiture. Petit à petit on s'enfonce dans la jungle. Première étape chez le père de Wilman qui habite dans la jungle. Une vie simple sans superflue. Il vie de l'agriculture et tiens quelques bêtes. Pour avoir du terrain agricole, les paysans du coin utilisent la methode du chaco, en gros ils foutent le feu à la forêt et l'affaire est reglée. Sauf que quelquefois ils n'arrivent plus à arrêter l'incendie et là c'est une autre histoire.

Deuxième jour: Pat, Wilman, Santa Cruz et moi même partons avec tout le barda de camping plus en dedans. Et la première approche me plait bien même si la nature est quand même hostile: il fait une chaleur étoufante, la végetation est omnipresente et il faut envoyer de la machette à tire l'arrigo, presques tous les arbres ont des épines, les insectes se font plaisir avec nous surtout la fourmi 24 qui si elle te piques tu à mal pendant 24 heures (j'ai évité). Le Wilman connait bien la jungle et nous enseigne beaucoup de choses, surout sur les propriètés curatives de plantes, de lianes, etc...
On a l'occasion de voir des singes, un fourmilier mais en général les animaux se font rares de jour.
Au final on plante le campement et on se machetise un chemin pour aller chasser le cochon sauvage à la nuit venue.
Au première étoiles la traque commence et c'est assez interresant. Surtout le bruit de la jungle la nuit, ca n'arrêtes pas, c'est un concert d'insectes, de singes hurleurs, etc... On patrouille le long du cours d'eau où les bêtes viennent s'abreuver la nuit, mais rien. C'est au retour que des bruits lointains se rapprochent. Et non loin de nous j'appercois un cochon sauvage bien mignon. Wilman tire mais blesse seulement la bête qui s'enfuie. En compagnie de Santa Cruz il part à sa recherche mais ne le retrouve pas. Domage car la bête a du mourir dans un coin alors qu'elle aurait pu finir à la broche. Moi qui n'était jamais parti à la chasse, je garderai un sentiment un peu amère de cette première expérience. Toujours sur le chemin du retour au camp, on a croisé un serpent avec de jolies couleurs de type seventies. Mais sous ses aparences sympa, si il te pique tu as 20 minutes de vie devant toi sauf si tu as l'antidote. J'évite soigneusement de l'embeter.

Troisième jour: On continue notre incursion junglistique. Chaleur, machette, épines, machette, insectes, machette,... Wilman prend le temps de nous montrer beaucoup de choses: des fruits, du cacao sauvage,des larves qui se mangent (on en cherche mais on en trouve pas), .. On croise un tarantule par ici, un crapaud par là, ... Et de nouveau campement sauvage près d'un cours d'eau. Mais ce soir pas de chasse on est tous bien fatigué.

Quatrième jour: On marche toujours avec une petite pause récolte de majo (fruit d'un palmier). Finalement, on arrive jusqu'au cabanon du père de Wilman où l'on se restaure et on se repose bien. Et l'on prépare le jus de majo, bien bon ma fois. Ensuite, le père donne un cours de jardinage local.

Cinquième jour: Dernier petit tour dans la jungle avec récolte d'autre fruit où le Wilman est monté bien haut dans l'arbre tel un singe. On se boit aussi de l'eau des lianes anti mal de rein. Des découvertes de tous les instants. Et puis c'est le retour à la ville.
Cette expérience jungle restera vraiment un bon souvenir. Merci Wilman et Santa Cruz pour nous avoir guidé dans cette univers vert.

En ville je trouve le moyen de m'incruster à une fête de jeunes diplomés. Il m'ont surtout invité pour que je prenne des photos vu qu'ils n'ont pas d'appareil. Du coup je suis le photographe oficiel d'un soir. Mais la fête tourne cours dû à un orage violent.

Avec Pat, on décide de tenter une expérience chamanique. On se loue les services du chamane locale: Martin. Et nous voilà parti dans la jungle avec le chamane. D'abord en moto taxi, puis on termine en marchant pour arriver au campement du chamane au pied du cerro brujo (le mont du sorcier). Et là Martin revêt ses habits traditionnel, mastique de la coca, fume le calumet et prononce les incantations pour la potion Ayahuasca. Potion à base de liane et feuilles, censé ouvrir l'esprit.
On passe la nuit dans la jungle. Encore un fois ce fue un bonne expérience, riche en émotion.

Retour en ville pour ma dernière journée. Demain je reprend le bus pour La Paz, ca sent la fin des tongues.


Ciao

Pierrot

jeudi 27 novembre 2008

De Sucre a Cochabamba

Salut,

Et Hop ca repart. Le vélo bien chargé je me lance en direction de Cochabamba. Premier arret pour visiter le Parc Dinausaure ou il y a des empreintes fossilisées des ces gros bestiaux disparus. Interessant mais il faut une sacré bonne vue pour aprecevoir les fameuse empreintes. Enfin bon, c'est pas tant grave.
Il fait tres chaud, j'avance doucement et je creve 3 fois le premier jour: ca commence bien. Les paysages sont jolis et les gens des petits villages sont tres sympathiques. Par exemple le premier soir, je peut planter ma tente chez des gens, ca le fait.

Ca continue, toujours par grand chaud et toujours des rencontres sympas. Je passe avec mon vélo a coté d'une maison ou a lieu un mariage. On m'invite, bien sur j'accepte et alors la la totale. On m'offre a manger, on danse (enfin moi c'est plus une facon de parler) et on boit de la chicha: alcool de mais fermenté. Ca passe assez bien et c'est assez doux, du moins en apparence parce que au bout d'un moment, ca fait son petit effet. A la nuit topmbée je me sauve pour planter la tente pas tres loin. Avec l'aide de la chicha, je dors vraiment bien.

Le lendemain, je creve de nouveau alors que je traverse un petit village. Et comme par hasard je retrouve des gens du mariage de la veille. Et comme c'est Dimanche, on boit de la chicha, ben voyons. J'arrive tant bien que mal a rejoindre la ville de Aiquille le soir tombé.
Je me repose bien et decide de continuer en comodité jusqu'a Cochabamba.

J'arrive de nuit dans cette grande ville. Je rencontre par hasard Quique, Jerome, Alfredo et Humberto pour un longue viree nocturne de Cochabamba. Avec au programme beaucoup de bars et tres peu de théatres ou musées. On termine a l'aube bien fatigués mais heureux.

Le lendemain visite de la ville avec peu de monuments, mais tout de meme un christ de 34.80m de haut. Le plus haut du monde a ce qu'il parait. Le soir je retrouve Mario et se amis, rencontrés il y a a peu pres 2 mois dans le Sud Lipez. Petite soirée tranquillos, ca fait du bien.

Voili, voilou. Je compte rester encore un peu avant de reprendre la route plus au Nord.

Je vous embrasse bien fort.


Hasta Luego


Pierrot

mercredi 19 novembre 2008

Le retour Bolivien

Bonjour,

Les derniers jours à Cordoba s'annoncent. On profite donc dui dernier Week-End avec Romina pour aller visiter la pittoresque bourgade de la Cumbrecita. Petit village perché dans la sierra à très forte influence Allemande. On se croierait dans les Alpes. On se fait des randonnées, on se là coule douce au bord du rio, on plante la tente et bien sur on se prépare un bon asado bien arrosé comme il le faut. Puis vint le temps des adieux avec le Simon, le Victor et Romina. Moments toujours difficiles quoique temporaire pour certains.

Et c'est en bus que je me dirige tranquillement en direction de la Bolivie. Je m'accorde une halte express à Salta où j'en profite pour visiter le musée de la ville avec ses momies très bien conservées. Et rebus juqu'à la frontière Bolivienne. Premier contretemps: des manifestations le long du parcours nous font arriver bien tard ce qui implique de passer la nuit à la ville frontière Argentine de la Quiaca. Je plante la tente dans un parc en compagnie de quatre autres Argentins dans le même cas que moi. Ca se passe bien.
Toujours le bus pour enfin arriver dans la ville de Tupiza au Sud de la Bolivie. Charmant petit village entouré de montagne rougeatre. Là je m'accorde quelques jours de repos. J'en profite pour me faire une bonne excursion des alentours en cheval, ca fesait longtemps. M'accompagne pour ce tour mon ami Alex, un Franco Italien rencontré à l'auberge. Ca vaut vraiment le coup, on part pour une expédition de sept heures sur nos montures et les paysages qui s'offrent à nous sont vraiment dignes d'un bon vieux Western.

En parlant de Western, le lendemain je me rend dans le petit village de San Vincente où à lieux la commémoration du centenaire de la mort des deux fameux bandit Yankees à savoir Butch Cassidy and the Sundance Kid tué ici par l'armée Boilivienne voila un siècle. Un prêtre bénit les ames des défunts, ca mange, ca procéssione, ca danse et on à même droit à une reconstitution dans le style Bolivien. En voilà une bonne occasion de faire la fête. Le lendemain je m'accorde une autre randonnée à cheval avant de reprendre un bus en direction de Tarija.

Tarija, ville du vin Bolivien. Je ne reste pas longtemps dans cette endroit, juste le temps de rencontrer mon ami Daniel et de compartir quelques bières avec lui, de faire un tour rapide de la ville et c'est de nouveau l'inévitable bus qui m'emmène cette fois jusqu'à Potosi. Làs-bas je retrouve mon vélo et je peux organiser mon prochain départ en deux roues.

Les premiers coup de pédales sont difficiles, mais bon j'ai de la chance, je rencontre dans l'ensemble plus de descentes que de montées. Aussi, il y a beaucoup plus de petits villages le long du chemin ce qui permet de dormir tranquille en auberge et de se ravitailler facilement. Les paysages de l'altiplano sont toujours très jolis, le deuxième jour des paysans en plein plantage de patates me stop pour partager leur repas en ma compagnie. J'accepte avec plaisir, ce fut un bon moment, très autentiques, certaines des vieilles dames ne parlent que le Queshua, heureusement il y a un traducteur Español-Queshua ce qui permet de bien communiquer.
Je passe ce jour ci la nuit dans la tente. Ca fait bizarre de se retrouver tout seul, mais bon j'ai ma guitarre dernierement achetée à Cordoba pour me consoler.

Le dernier jour de vélo fut rude avec le mauvais temps. Je ne vois jamais la fin des montées et je suis fatigué. Coup de pot, un camion qui passe par là m'avance jusqu'à Sucre pour les 30 derniers kilomètres. Ouf.


Sucre est vraiment une très jolie villes dans le style colonial Espagnol. J'ai pour guide Salvador, un Espagnol voyageur de 73 ans renrencontré à l'auberge qui connait bien la ville. Je visite, je prend des photos, je vais au marché et je me relax un peu. Lors de ma visite sur l'un des mont de la ville m'arrive une expérience intéressante. Au sommet de la colline comme toujours, il y a le christ. Ce soir là il y a aussi un groupe de 4 personnes qui sont en train de faire des offrandes à la Pachamama. Je m'incruste un peu pour voir ce rituel inconnu. Et c'est très intérresant: ils font des petits paquets avec plein de choses dedans qu'ils offrent dans un premiers temps à Dieu et aussi à la Pachamama. Le tout termine dans le feux. Ils fument aussi des cigarretes en paquet de trois pour exausser des requêtes. Et bien entendu, ca boit, mais il faut toujours verser un peu du verre par terre pour la Pachamama. Ils me proposent du Whisky Bolivien: un savoureux mélange d'alcool potable à 94 degré mais avec du Coca Cola. Ca passe bien au final, mais ca te fout une bonne casquette de plomb sur le crâne.


Aujourd'hui j'ai réglé les derniers préparatifs, je reprend la route demain en direction de Cochabamba. Avec tout le Whisky Bolivien que j'ai bu en l'honneur de la Pachamama il ne devrait rien m'arriver je pense.


Anniversaire quant tu nous tiens: Je souhaite un bon anniversaire à Mon brother, ma Elise et à Romi qui engrangent tous les trois une nouvelle année.


Je vous lasise jusqu'aux prochaines nouvelles

Hasta Luego

Pedro

jeudi 30 octobre 2008

Les chutes d'Iguazú

Hola,

Alors que je me là coulais douce à Cordoba, voilà pas que je vois débouler un beau jour mon vieux compagnon de Grenoble à savoir le Nicolas Mugniot (alias l'anglais) en compagnie d'une charmante copine du Sud dénomée Elodie (où Boule pour les intimes). Notre rencontre fue poignante, on se raconte nos vies autour de quelques bières depuis le temps qu'on c'était pas vu. Ca fait bien plaisir.
Et puis ce qui devait arrivé arriva, on profite de la vie nocturne animée pour sceller nos retrouvailles et là on déroule les classiques déjà bien rodé. La prochaine fois je vais en boite avec mes lunettes de soleil, pas pour la boite, mais pour le retour à la maison.

On continu par un bon asado à la maison de Diego (un ami de Nicolas) avec Victor et Ana (amis de Nicolas aussi). On se fait pêter le caisson plein de barbac, merci mon Dieu que je ne sois pas végétarien.


Puis vint le moment de la grosse motivation pour aller visiter les chutes d'Iguazú. J'attrape le bus à l'ultime seconde où je retrouve le Nico, la Boule, Victorinox et Ana parés à affronter un voyage de 20h de bus. Le voyage se passe bien et on arrive finalement au village de Puerto Iguazú à la fronìère entre l'Argentine, le Brésil et le Paraguay. On va se faire un petit tour par là histoire de tâter le terrain. Et le terrain est complètement tropical: super chaud, super humide, des animaux sortis de nul part, tout est démesuré, c'est la brousse: par exemple, pour écraser une fourmie, il faut chausser du 58.
Après cette première approche, le lendemain on s'en va visiter le but de notre venue içi: les fameuses chutes d'Iguazú. Et alors là c'est vraiment impressionant, de l'eau qui tombe, si t'en veux t'en as. Pour moi ça restera les plus belles chutes d'eau que j'ai vu de ma vie après la cascade de la Fougère.

La motivation nous colle à la peau, alors on se reprend un bus de nuit pour aller rendre visite aux anciennes ruines jésuites de San Ignacio. Anciens vestiges des Jésuites qui vinrent évangéliser les Indiens. Sur le site, il ne reste plus beaucoup de Jésuites et plus beaucoup d'Indiens non plus. Seulement les ruines d'un temps passé.

Les chutes d'Iguazú nous ont rendu humble en face de la puissance de Dame Nature et permis de sentir notre dimension minuscule sur la planète terre. Quant aux Ruines des Missions Jésuites elles nous ont plongé à une époque de l'homme bien différente qu'aujourd'hui et elles nous ont permis de nous rendre compte de notre petitesse sur l'échelle de l'humanité.
-Je dédicace cette partie philosophique à mon ami Finock-

Après avoir bien touristé, nous sommes tous rentré à Cordoba pour se reposer de toutes ces émotions. Encore un apéro à droite, une bonne bouffe à gauche, et c'est le moment des adieux. Le Nico et la Boule s'en vont vers Buenos Aires, quant à moi je reste encore un peu. Je retrouve la Romi et on s'en va dans la Sierra se faire un bon asado. Ca me manquait.

Anniversaire quant tu nous tient, Lucas (mon neveu, et non pas mon copain alcolique) je te souhaite un joyeux anniversaire du fond du coeur. Et fait gaffe à toi, tu ressembles de plus en plus à ton père avec les années. Ah ah ah.


Voili, Voilou. Radio Cordoba ferme l'antenne jusqu'à la prochaine émission.


Votre humble serviteur

Pierrot

vendredi 10 octobre 2008

Le retour fracassant à Cordoba

Hola,



Voilà déjà presque un mois passé et je n'ai toujours pas donné de nouvelle. C'est un scandale!!!



A la gare routière de Uyuni, on charge les vélos dans le bus et on prend la route en direction de Potosi. C'est notre première approche avec les bus boliviens et on n'est pas décu, le chauffeur est en fait un pilote de rallye, et a l'intérieur du bus c'est comme une grande famille, on est bien serré, on discute, ma voisine tape la sieste sur mon épaule, mais c'est quand même mieux que les bus ou tout le monde tire une tronche d'enterrement.


Finalement on arrive entier a Potosi, ville minière située dans l'ombre de l'imposant Cerro Potosi gorgé d'argent, qui fit la richesse de l'empire Espagnol a l'époque de la colonisation. Les premiers jours, nous visitons la ville et le musée de la Monnaie ou étaient frappées les pièces d'argent de l'empire Espagnol, visite très interessante et tant mieux pour une fois qu'on va au musée.

Puis nous décidons d'aller visiter les mines du Cerro Potosi toujours en activité. On se loue les services d'un guide local ancien mineur, on passe au marché pour acheter des cadeaux pour ceux qui travaillent là bas : soda, feuilles de coca et ... dynamite!!!, on s'habille comme s'y on allait y travailler et on s'enfonce dans l'entre de la bête. Quand j'entre dans la mine, je comprend maintenant pourquoi les boliviens sont petits, la moitié du temps, je dois être courbé, je me cogne la tête de tous les côtés (heureusement qu'ils nous fournissent un casque) et même des fois il faut ramper, si j'étais mineur, ils me réformeraient je pense. On commence par faire des offrandes au diable car c'est lui qui règne sous terre et on avance plus profond dans la galerie. Après un long parcours on a l'occasion de voir comment les mineurs travaillent et ca fait froid dans le dos, je pense que je n'ai jamais vu de mes yeux un travail aussi dur. A l'intérieur, il fait une chaleur a crever et vas y que je te pousse à quatre des chariots de 1 tonnes de minerai qui déraillent assez souvent, je te charge tout ca a la pelle à bras dans des sceaux, et le tout sans rien manger à part de la coca. Et dans la mine on entre très jeune, on croise Luis, 13 ans, qui est mineur depuis un an déjà, mais en géneral on ne fait pas de vieux os, à 40 ans, ciao. Les mineurs se sont rassemblé en coopératives et en géneral gagne plus que le salaire moyen c'est pour ca qu'il acceptent ces conditions d'autant plus que l'éspoir de trouver un bon filon est toujours au bout de la pioche. En ressortant de la mine on fait pêter la dynamite avec le guide, mais cette visite m'aura vraiment marquée. Au moins après ca j'aurai plus besoin de lire Germinal.

Mais bon le temps file et le retour du Lucas approche. Son avion décollant de Buens Aires, on décide de faire une dernière étape a Cordoba pour voir les amis et les amies... Après un long trajet en bus, on est de retour a Villa Maria où l'on retrouve tout le monde (Simon, Herman, Sylvana, Jean Paul, Diego et les autres...) autour d'un bon asado comme il se doit. J'en profite un maximum, moi qui mangeait du riz depuis une semaine. On termine la soirée à l'aube bien fatigué.
Après un dernier passage a Cordoba, c'est l'heure de la séparation. On dépose le Lucas dans un bus pour Buenos Aires qui sera sa dernière étape du voyage avant de s'envoler pour le pays des fromages qui puent. Ca fait bizarre, après 8 mois de vie commune, je m'y était attaché à l'animal. Une chose est sur c'est qu'on en aura bien profité et que c'est toujours mieux de partager des moments comme ca avec des amis. Bon retour l'artiste.

Enfin bon, je ne suis pas vraiment tout seul, vu que a Cordoba, j'ai retrouvé Romi et qu'elle m'a gentiment ouverte la porte de son appartement. Alors je décide de rester un peu histoire de bien m'imprégner de la culture argentine. J'en profite pour régler certaines choses du voyage que j'appelle logistique mais surtout je me relax. Romi me fait visiter les sierras aux alentours de la ville, on sort voir des concerts, on sort en boite,... bref on en profite. J'ai aussi l'occasion de retrouver le bon vieux Simon. Tout va bien.

Je compte encore rester quelques jours ici avant de reprendre la route.


Maman, je te souhaite un joyeux anniversaire et je pense fort a toi.


Ar'vi les gaziers et à bientôt

Pedro

lundi 8 septembre 2008

Sud Lipez et Salar d'Uyuni

Coucou les amis,

Comme cette étape a été riche en émotion quasiment tous les jours, je vais détaillé chacun d'eux.

J1: Départ en début d'après-midi de San Pedro de Atacama au Chili (2400m) avec dans les sacoches de la nourriture pour 8 jours (essentiellement des nouilles chinoises). On est chargé à bloc. Direct une grosse montée nous attend. On n'arrive pas au col ce soir et on bivouac en chemin.

J2: Passage du col Hito Cajon à 4600m et entrée en Bolivie sous le vent et le froid. On arrive finalement au refugio laguna blanca. On reserve notre guide, un dénommé Macario, avec un couple Suisse pour réaliser l'ascension du volcan Licancabour le lendemain.

J3: Réveil à 03h00 du mat. Petit dej rapide, on rejoint le pied du volcan en jeep et on se lance dans l'ascencion. On marche, on marche et on marche. Plus on monte, plus mes pas sont lourd et le souffle me manque. Après 4 heures de marche, on arrive finalement au sommet du volcan d'une altitude de 5960m. Pour notre guide Macario, 59 ans, c'est sa 467 ème ascencion du volcan. En forme le vieux.
Au sommet, le point de vue est magnifique. Ce fut vraiment une bonne expérience de montagne.
Après la montée, la descente fue rapide. Mais le retour en jeepàu refuge fue long du fait qu'on est tombée en panne d'essence. Macario à alors relié directement à la pompe une bouteille d'eau minérale remplie d'essence qu'il fallait remplir toutes les 5 minutes. Débrouillards ces Boliviens.
Finalement on a rejoint le refuge, on a mangé une soupe et au lit.

J4: On reprend les bicycles. On quitte la laguna blanca pour passer devant la magnifique laguna verde. Puis on passe un col à 4800m. Les premiers poussages de vélos sont au rendez-vous.
En chemin on peut apprécier les formations rocheuses dans le désert qui portent le nom de piedras de Dali. En fin d'après-midi, on arrive finalement aux thermas de Polques, juste à temps pour se baigner dans des eaux chaudes au coucher du soleil. Un moment romantique avec sa copine, beaucoup moins avec le Lucas.
Le soir on mange au refuge et on peut dormir au chaud aussi.

J5: C'est un col hors catégorie qui nous attends pour atteindre les geysers Sol de la mañana à une altitude de 5000m. Pas de chichi on mange avec les derniers rayons du soleil et on file se coucher avec toutes les couches possibles de vetements dans nos duvets. La nuit fue très fraiche.

J6: On visite les geysers. Ils sont différents de ceux qu'on a pu voir du côté chilien. Beaucoup plus coloré, beaucoup plus odorants en terme d'oeuf pourri (j'en profite pour larguer des caisses qui passent incognito) mais moins explosifs. C'est assez impressionant.
Puis on repédale jusqu'à la laguna Colorada ou l'on peut se restaurer et dormir au refuge histoire de récupérer un peu.

J7: Panorama sur la laguna colorada d'une couleur rouge (due à des algues) et peuplée de flamands roses. Ca ne vaut pas le lac du Bourget mais c'est beau quand même. Après avoir bien usée nos yeux, vins le tour de nos jambes. On doit pousser nos vélos dans du sable sur 14km. Sans doute parce que l'on a pas pris la bonne piste, on ne saura jamais. On arrive à l'Arbol de Piedra (4580m) completement fatigué où un vent glacial de folie nous attend. On arme la tente derrière des rochers on mange et on passe notre nuit la plus froide.

J8: Première rencontre avec un cycliste espagnol solitaire qui va dans l'autre sens. Nous on perd tout doucement de l'altitide. Et après avoir traversé le desert de Siloli on arrive à l'Hotel del desierto. On se paye un bon repas en compagnie d'une bande de boliviens-anglais-américains qui fêtent un anniversaire. Bonne ambiance.
On ne peut malheureusement pas se payer une chambre dont les tarifs sont chers, alors on est invité à dormir dans le dortoir des chauffeurs de 4x4 touristiques. Le chauffeur bolivien ronfle.

J9: D'un Hotel à l'autre. Aujourd'hui sur notre trajet se succedent laguna sur laguna, flamands rose sur flamands rose et vigogne sur vigogne. C'est pas beautiful ça.
On arrive le soir à l'hotel de la laguna Hedionda, mais c'est pas le même acceuil que la veille. Du coup c'est nouille chinoises et tente.

J10: Le matin, opération filtrage de l'eau d'un trou proche de la laguna. Alors qu'on s'apprête à partir, on rencontre un groupe de francais qui nous invite à partager leur repas. Que du bohneur, et merci les gars pour cette invitation qui nous a fait du bien.
Puis on se lance toujours plus en avant, avec cette fois le passage du paso Toun-Toun, où il faut de nouveau pousser du fait de nombreuses pierres. de nouveau nuit dans la tente.

J11: On part motivé pour rejoindre San Juan dans la journée. Mais je suis fatigué et je plante la tente dans le salr de Chiguana. Le Lucas lui continu pour rejoindre la ville le soir même.

J12: Je retrouve le Lucas à San Juan dans un alojamiento ma foi bien sympathique. On se tape une bonne bouffe avec viande de lama, une bonne bière et une douche. Il était temps.

J13: Journée repos à San Juan. On en profite pour visiter Necropolis en compagnie de notre ami Urbano. Necropolis était un cimetière pour les voyageurs qui ne passait pas San Juan, à l'époque où la ville était un point central des routes commerciales. J'éspère que ce ne serra pas notre cas.

J14: On quitte San Juan en bonne forme. On rencontre de nouveau d'autres cyclistes allemends dans l'autre sens et en vélos couchés. Bon courage. Le vent nous joue des tours et on avance moins vite que prévu. On bivouac avant l'entrée du salar.

J15: On continu. On rentre sur le salar de Uyuni. Très très impressionant. On part en direction de l'île Inca Huasi sans la voir en esperant qu'on est bon. Le vent souffle vraiment très fort. On avance comme des escargots. On doit camper dans le salar. Le montage de tente est toute une histoire avec le vent et les sardines ne se plantes pas dans le sel. Mais on arrive à passer la nuit quand même.

J16: Rebelote, le vent est toujours là, fort et glacial. Mais c'est pas le pire. Je me reveille avec une chiasse exceptionnelle. Pareil, on avance tout doucement en vélo et en plus toutes les 15 minutes je doit m'arrêter. Tel le petit Poucet, je marque notre passage, mettant un peu de couleur sur ce désert de sel d'une blancheur immaculée.
Très vite c'est la fin du papier hygiènique, alors me vint à l'esprit la fameuse maxime de Francis Kuntz disant: "Quand tu n'as plus de papier toilette, utilise ton lonely planet"
J'opère donc selon les paroles du maitre, je choisis la partie histoire du guide et tous le monde y passe, du premier chef Indien au dernier président Bolivien.
Bref j'ai passé plus de temps a chier qu'à pédaler.
Au final on arrive à l'île Inca Huasi le soir, je suis vidé physiquement et mentalement. C'est Riz, Coca Cola, Imodium et au lit.

J17: Mes problèmes gastriques sont toujours là mais je ne les détails plus maintenant. On visite l'île qui n'est pas très grande et on repart. Toujours un léger vent de face alors qu'on a changé de direction, décidement. On passe notre dernière nuit sur le salar.

J18: Dernière étape. On se motive pour arriver jusqu'à Uyuni. J'arrive vraiment fatigué mais heureux. On se cale dans un auberge où je me repose directement, puis on se lave et on va fêter notre arrivée dans un bon resturant.

J19: On visite la ville. C'est assez vite fait vue qu'elle n'est pas très grande. Pour ma part je visite surtout les toilettes de la ville qui laissent parfois à désirer.

Demain on prend un bus pour Potosi.


Cette expédition dans le Sud Lipez et le Salar d'Uyuni fue pour le moment la plus éprouvante du voyage mais les paysages que nous avons rencontré était vraiment de toute beauté et le fait de faire un trajet aussi long en autonomie dans ces conditions apporte un charme aventureux très interessant.

Sur ce je vous bises bien fort et à bientot


Une pensée spéciale pour mon Papa que j'aime fort.


Hasta luego


Pierrot

mardi 19 août 2008

San Pedro de Atacama

Salut,



Au final, tous les bus sont complet pour aller de Salta a San Pedro de Atacama, ce qui nous oblige a rester plus longtemps que prevu a Salta. Cela nous donne l'occasion de retrouver Sandra, une amie que j'avais rencontree en Patagonie, voila 7 mois deja. On en profite aussi pour faire les provisions en vue de notre prochaine etape dans le Lipez Bolivien, a savoir des nouilles chinoises pour 9 jours. Conichoa.

Apres avoir pense faire un partie du trajet en velo, nous decidons de tout faire en bus notament a cause d'un vent violent au paso de Jama (Frontiere). Nous arrivons donc a San Pedro de Atacama, beaucoup plus vite que prevue, mais en velo quant meme, on s'est fait depose au col et on a fait la descente. On arrive de nuit et on se pose au camping.
Ensuite nos journees se resumes a faire des excursions et a se relaxer avec des amis.

Nous retrouvons notre ami Caco, rencontre a Puerto Bertrand en Patagonie. Il travaille comme guide donc il a pas trop de temps mais ca fait plaisir de se retrouver quand meme. Le village de San Pedro est assez petit, malgre une multitude de touristes, il garde quand meme une ambiance chaleureuse. Les alentours de la ville sont vraiment de toute beautee, beaucoup d'endroit sont accessibles en velo alors on ne s'en prive pas pour aller les visiter en deux roues. Que se soit la garganta del diablo, la valle de la Luna ou du Sand Board sur les dunes de sables, on en profite bien. On a aussi visiter d'autres endroits en tours organises commes les Lagunas dans le desert, les impressionants geysers del Tatio ou simplement un bon vieux trekking dans les hauteurs.

Au programme nous avons rencontres beaucoup de monde avec qui nous avons passes de bons moments. Merci les amis. Il faut dire que l'ambiance qui regne ici incite bien a se la couler douce et a profiter, c'est ce qu'on a fait.


Actuellement on est sur les startingblock, dans deux jours on part en Bolivie pour traverser le Sud Lipez et le Salar de Uyuni. Grosse ambiance en perspective.


D'ici la, gros bisous a tous.

Suerte


Pierrot

mercredi 6 août 2008

De Cordoba à Salta

Buen Dia,

Comme prévu, nous prenons le bus en direction de Tucuman où nous nous reposons quelques jours dans cette ville du Nord, célèbre pour sa casa de la independencia où fut signé le 9 Juillet 1816 l'indépendance de l'Argentine. Et puis, nous reprenons la route avec nos bicycles.

Dans un premier temps, les paysages sont ceux de la vallée de Tucuman, très vert avec des champs de cannes à sucre à l'horizon le tout dans une chaleur étouffante. Puis on monte, on monte et on monte pour se retrouver dans la vallée désertique de Tafi del Valle. Le contraste de paysage est saisissant. En chemin, on rencontre un autre cycliste allemand dénommé Jochen. On ne fait pas la route ensemble vu qu'il va plus vite que nous, mais on se recroisera tout au long du trajet. Après avoir bien monté, on continu de monter pour enfin se faire une énorme descente à travers les cactus géants qu'on appelle cardon pour enfin arriver jusqu'à Amaicha del Valle où l'on retrouve Jochen, on se fait une bonne bouffe et on se repose.
Par la suite, nous nous permettons un petit détour pour aller visiter le ruines de Quilmes. Rien a voir avec la bière, en fait il s'agit d'un peuple Indien de l'époque, aujourd'hui éteint suite à la colonisation du pays. Ce fût très instructif, on se demande comment ils vivaient dans cet environnement désertique.
Et puis nous arrivons à Cafayate, bonne bourgade viticole on nous nous accordons une bonne parrillada, le tout arrosé de vin local. Ca fait du bien. Bien sur nous retrouvons Jochen, décidement, le monde est petit.

On s'accorde un tour touristique pour aller visiter la spectaculaire quebrada de las conchas. C'est vraiment de toute beauté, les montagnes sont de toutes le couleurs, les roches sculptées par l'eau prennent des formes particulières. Ca nous rappellent la valle de la luna dans la province de San Juan. On ne s'en lasse pas.
Le lendemain, on renfourche les vélos pour aller cette fois de l'autre côté, à savoir la quebrada las flechas. Et là c'est tout pareil, vraiment très joli, les photos parlent d'elles même. Après un périple de trois jours, nous arrivons à Cachi. Petit village d'altitude, où il fait bon se reposer. Bien sur nous retrouvons, non ce n'est pas Jochen mais de vieilles connaissance Suisse, Simone et Marius déjà rencontré à San Martin de los Andes. Du coup on s'offre une petite bouffe bien pépère.

Puis vint le jour de notre plus dur journée, à savoir plus de 1000m de dénivelée pour atteindre un col à 3300m. On dort au sommet où j'ai le privilège de me faire mordre le cul par un chien.
Le lendemain c'est que du bohneur, une descente de rêve dans un décor de rêve. Enfin jusqu'au moment où en essayant de faire un intérieur à Lucas, je ripe et c'est la chute à l'arrière du peloton. Heureusement sans gravité, on en rigole plus qu'autre chose. Mais après le problèmes de pilotage vinrent les problèmes mécaniques: mon dérailleur s'explose dans ma roue arrière, c'est le drame, je finis en stop. Je retrouve le Lucas à El Carril et par hasard nous rencontrons un groupe d'américain eux aussi en bicyclettes, ils nous offrent le gite et le couvert, vraiment sympa. J'en profite pour bidouiller le vélo, je réduit la chaine pour n'avoir qu'une seul vitesse, c'est dur au démarrage, mais après on s'y fait.

On repart, mais après 40km, la chaine casse, c'est la fin des haricots. Coup de pot, un couple franco-argentin que nous avions rencontrés la veilles passent par la avec un voiture de location, ils m'embarquent et le Lucas finis en vélo. On se retrouve à Salta autour d'une bière, où nous retrouvons aussi par hasard notre ami Jochen. Décidement toutes ses casualités sont vraiment impressionantes.

Justement en parlant de hasard, je retrouve Romina qui était venue visiter la ville avec des amies. Comme le dirait notre ami Hannibal Smith: "J'adore quand mes plans se déroulent sans accros"
Bref, on visite la ville qui est d'ailleurs très jolie et puis on se loue un voiture pour aller visiter les environs. Nous partons: Lucas, Adriano (un copain de l'auberge), Romi et moi pour aller voir un peu ce que ça dit par las bas. Et ça dit que c'est joli: on se passe une nuit dans las salinas grande (nuit très très fraiche) puis on part visiter la Quebrada de Humahuaca. Et qui dit quebrada, dit que ca vaut le coup d'oeil. On se décide aussi à visiter le village de Uriya, mais on arrive de nuit, c'est sympa mais je pense que de jour ca doit être très beau. Ce sera pour une autre fois.

Puis c'est le retour à Salta, Romi doit rentrer à Cordoba et avec le Lucas on doit se préparer pour aller à San Pedro de Atacama. J'en profite pour réparer mon vélo. Au passage une spéciale dédicasse à Christophe Vuillod que je suis de près, je retrouve encore une fois des traces de son passage dans un magasin de vélo. Jusqu'où cela va t'il m'emmener?
On va surement avancer un peu en bus pour ne pas repasser par les mêmes endroits que nous avons vu en voiture precedement, puis on va reprendre les vélos.


J'ai une pensée particulière pour ma petite Elise qui vient d'être baptisée, j'aurai bien aimé être là mais c'était difficile. J'était présent par la pensée.


Gros bisous à tout le monde et hasta luego


Pierrot

dimanche 13 juillet 2008

Cordoba

Coucou,

Nous arrivons donc a Cordoba où nous retrouvons Simon, un vieil ami rencontré à El Calafate. Tout de suite, nous rentrons dans le bain de cette ville étudiante (la première du pays) où la réputation de la vie nocturne n'est plus à faire. Et nous qui voulions nous reposer!!! Mais bon pour ce genre d'occasion, on arrive toujours à puiser l'énergie nécessaire.
Le week-end, nous partons dans la ville natale de Simon à savoir Villa Maria. Là bas aussi, c'est embuscado sur embuscado. On se retrouve à manger un énorme asado avec tous les amis de la soeur de Simon. Bonne ambiance et "buena onda" comme on dit ici, on se promet de se revoir, sans savoir que se sera le cas.

Après tous ces excès, une mise au vert s'impose. On part avec le Lucas et le Simon pour deux jours dans les Sierras avec la tente et tout le nécessaire pour que ca se passe bien: asado et Ricard (trouvé miraculeusement à Carrefour ... cocorico). On est seul au monde dans ces décors de sierras assez désertiques. Vraiment joli, ça fait du bien.
Puis c'est le retour à Cordoba. Et on réenchaine les classiques: apéro, bouffe, boite, after et after-after. Quant on va se coucher, le soleil brille déjà haut dans le ciel. A ce rytme, quel est le devenir de mon super bronzage "platinium edition"? On se resaisi et on s'accorde quelques jours de visite de la ville (deux au total). La ville est assez ancienne et a la particularité de conserver de beaux monuments dans le style colonial.

On est sur le point de quitter la ville quand s'annonce la venue d'un cochon asado à Villa Maria. On hésite une seconde, mais la tentation est trop forte, on refile tous les trois dans cette ville de campagne retrouver tous nos anciens amis de la semaine dernière. Et c'est reparti, pas la peine de réexpliquer encore une fois comment ca se passe, tous le monde aura compris je pense.. Le cochon était ma fois très très bon. Pour changer un peu de l'asado, le lendemain on concocte une petite fondue des familles, bien bon, mais le beaufort manquait. Un grand merci à La maman de Simon, Sylvana et Herman pour l'hospitalité chaleureuse qu'ils nous ont offert.

Et classiquement, c'est le retour à Cordoba. On part avec le Lucas une nouvelle fois dans les Sierras. Cette fois on se lance à l'assaut du Cerro Uritorco. Les paysages sont toujours aussi sec,
mais ça à un charme qui me plait bien. Il y aurait parait il une venue régulière d'ovni dans le secteur. On n'a pas rencontré de martien, mais deux bonnes amies bien réelles : Nathalia et Emilia. De retour en ville on s'est bien sur retrouvé pour sortir un peu, ah discothèque, quand tu nous tiens.

Ma dernière sortie je la passe avec Romina, mon alfajor cordobese, on s'entend vraiment très très bien et le départ annoncé de Cordoba est vraiment difficile.

Mais le voyage continue et le Nord-Ouest Argentin nous attend Lucas et moi. Au final on prend le bus en direcion de Tucuman.

Merci mon Simon de nous avoir acceuilli chez toi pour deux semaines et de nous avoir fait découvrir les côtés de Cordoba qu'ils nous auraient été difficile de rencontrer sans toi. On se voit bientôt pour se jeter encore une fois deux où trois Ricard.


La ville de Cordoba et les cordobesiens m'ont vraiment bien plu. Il fait bon vivre par là-bas, avis aux amateurs.


Au programme, reprise du vélo de Tucuman jusqu'à Salta.
D'içi là, je vous fait à tous de gros bisous.


Hasta Luego pedazos de culiados !!!


Pierrot

mercredi 2 juillet 2008

De Santiago à San Juan

Salut,

De retour sur le continent, finis le calme de l'île de Paques, on a très vite été ratrappé par la réalité de la vie trépidente de Santiago. On retrouve Fernando et Gianina et sans attendre on enfile le Jean et le T-shirt de soirée pour aller faire les quet-quet en discothèque. Et là c'est tout pareille qu'au pays, je sors le grand jeux en ésperant rencontrer l'âme soeur, mais ca marche pas forcement selon mes plans.
On à élu résidence à la maison de Fernando, du coup comme il travaille la semaine, on en profite pour visiter la ville avec ses monuments, son marché, et toute l'animation qu'une capitale du monde se doit d'avoir. Dans l'excès touristique, on est même allé au musée.
La semaine passe tranquillement que revoila le week-end, alors c'est reparti, on ressort les gros classiques: apéro, soirée,... Le Dimanche, à l'occasion de la fète des pères on organise à la maison un Curranto. On passe tout la journée à manger et boire de l'eau, j'en ai même pris un coup de soleil. Je profite de l'occasion pour te souhaiter une bonne fête des pères Papa.

Mais bon, une semaine à déjà passé et nos bicycles nous manques, le départ est difficile mais quand il faut y aller. Un grand merci du fond du coeur à Fernando et la famille pour l'hospitalité chaleureuse qu'ils nous ont offert.

Donc retour à Mendoza après une traversée des Andes enneigées cette fois. On retourne chercher nos vélos chez Mr Hugo et on se fait par la même occasion un petit asado des familles. On passe aussi l'après midi à coller des rustines à cause des crevaisons, mais il en faut plus pour nous décourager. Le lendemain, on reprend la route en direction de San Juan après quasiment un mois sans pédaler. Les premiers kilomètres sot difficiles, mais le rythme revient tout de mème avec toute la routine: montage de tente, boire un maté, préparer la popote et au lit à 19h00 les pépés. L'important trafic routier et les détritus le bord des routes gâche un peu les paysages, mais c'est quand même sympa.

Après trois jours de vèlo, on arrive finalement à San Juan, petite ville dont la spécialité est le vin voyons dont. On loge à l'auberge, ce qui nous permet de rencontrer Rachelle la Hollandaise et Renato et Bruno le Brésiliens. Du coup on se loue un voiture pour la journée pour aller découvrir les impressionnant parcs nationaux de la région.
Le premier est le parc de Talampaya avec son impressionant canyon haut de 300m par endroit. La roche est constituée de sédiments hyper compactés ce qui donne carte blanche à l'érosion pour sculpter les falaises et nous éblouir totalement. Et en plus il y a des condors. C'est à vélo que nous nous engoufrons à l'intérieur de ce canyon: tout simplement spéctaculaire.
Le deuxieme parc s'appelle Valle de la Luna et tout comme le précédent, c'est une succession de paysages "lunaires" d'où le nom. On assiste au coucher de soleil sur place, la roche rouge prend alors toute son ampleur, encore un bon moment.

De retour à l'auberge, on participe à un dégustation de vin improvisée avec Juan, le gérant. Et niveau vin j'ai beau être chauvin, ils en ont quand même de très très bon Jean-Pierre, affaire à suivre.

Comme Lucas rentre tôt, on décide d'avancer un peu plus vite en prenant le bus. Direction Cordoba où l'aventure continue.

Une pensée particulière pour Sophie et Pat aussi qui se lancent cette fois dans les grands travaux. Ca me fait chaud au coeur, je vais aller fêter ca. (Le Papa c'est pas moi, j'étais pas là)

Petit écart footbolistique: nous avons pû suivre les matchs de l'Euro et voir la dégringolade de l'équipe de France. En parlant avec les locaux, tout le monde me disait du mal de Domenech en ésperant qu'il soit encore sélectionneur en 2010 pour que la France ne soit pas une menace, si elle arrive à se qualifier.

Merci beaucoup pour les messages et à très bientôt.


Hasta Luego


Pierrot

jeudi 12 juin 2008

Rapa Nui

Iorana,

Le Roland étant parti, on reste avec le Lucas quelques jours de plus a Valparaiso histoire de profiter de ce qu'on avait pas eu le temps de faire. On retrouve par hasard dans les rue une vieille connaissance de route, à savoir, Nicolas l'autostoppeur, comme quoi le monde est petit.
Et puis c'est le passage par Santiago, où nous retrouvons notre ami Fernando. On fête les retrouvailles, mais pas le temps de dormir qu'on doit filer à l'aéroport.
L'aéroport me direz vous? Oui parce qu'on s'envole à destination de l'île de Pâques (Rapa Nui en langue locale). Bravo pour ceux qui avaient deviné.
On arrive donc sur cette mysterieuse île, la plus éloignée de toutes terres au monde. La température locale nous met tout de suite dans l'ambiance de l'île ou tous le monde est relax de chez relax.

On se pose dans un bon petit camping prêt de l'océan et on commence la visite des sites archéologiques. J'avoue que la rencontre avec notre premier Moai (statue de pierre), fue très impressionante et les souvenirs enfantins de ces vénérables statues resurgirent à grand pas pour mon plus grand plaisir.
L'île est jonchée de Moiai, mais suite à des geurres tribale, tous ont éte renversés. Sur certain sites, les Moais ont été redressé sur leur plateforme par exemple à: Ahu Akivi, Ahu Tongariki et Ahu Nau Nau. La vue de ces colosses antiques, prend toute son ampleur lors des couchés ou levés de soleil que nous nous offrons le plus souvent possible.
L'autre site archéologique très impressionant est la carrière de Moai sur les flans du volcan Rano Raraku. C'est l'endroit ou tous les Moais de l'île étaient fabriqués. La fabrication de Moais ayant stoppé suite aux guerres tribales, ce site permet d'apprécier comment les Moais étaient fabriqués. Il est possible de voir différents Moais à différent stade de leur fabrication. Le plus spéctaculaire pour moi fue de voir tous ces Moais laissé à l'abandon sur le flan du volcan: certains penchent vers l'avant, d'autres sur le côté, il y en a qui n'ont que la tête qui sort du sol dans l'ombre de leur voisin qui lui surgit tout en entier de la terre; comme si ils poussaient comme de champignons. La question, toujours aujourd'hui sans réponse, est la suivante: comment les Moais étaient-ils acheminés vers leur plate forme aux différents endroits de l'île?

Mais le passé archéologique de l'île ce n'est pas que les Moais, il y a notamment le site du village cérémoniel d'Orongo sur le volcan Rano Kau. Après les guerres tribales, il se déroulait la bas la compétition de l'Homme oiseau, une sorte d'intreville locale. Chaque tribu envoyait un guerrier concourir à la course dont les règles étaient les suivantes:
1. Descendre le flan du volcan extremement raide jusqu'a l'Ocean
2. Nager jusqu'à l'île de Motu Nui en faisant attention aux requins
3. Chercher un oeuf d'un oiseau migrateur (le nom de l'oiseau me manque)

Le premier qui trouvait l'oeuf gagnait et c'est donc sa tribu qui dirigeait l'Ile pendant un an, jusqu'à la prochaine course.

Voilà pour l'histoire. Mais bon, on a aussi pris du bon temps, on s'est offert des randonnés et des bonnes journées sur la plage paradisiaque d'Anakena. Et puis, on a profiter du fait que les gérants du camping se mariaient pour faire parti de la fête avec un bon veau grillé, du jus de raisin masséré et de la danse polynesienne au programme
On a aussi participé à un anniversaire avec notre amie Monica. On a pu assister à des danses locales dans le style guerrier. Et bien sur on a testé le plat typique de l'île qui est comme tous le monde le sait le poisson cru (ou cebiche) et pas du tout le gigot flageolet comme certains auraient tendances à croire.

Après deux semaines de pur bohneur sur l'île, c'est malheureusement le temps de retourner vers Santiago.

Une chose est sur c'est que cette île de Rapa Nui aura gravé en moi des souvenirs inoubliables.

Même loin je pense bien a vous, et en ce moment plus particulierement à mon petit Thibault qui vient de souffler sa troisième bougie, alors BON ANNIVERSAIRE THIBAULT.


Gros bisous

Hasta Luego

Pierrot

lundi 19 mai 2008

Slobodou

Voila, le voile est levé, l'invité surprise c'est le Roland, qui nous a rejoint à Bariloche, ca promet une belle épopée dans le style "Mulhouse la loose".

En effet Roland a réussi à nous rejoindre, mais pas ses bagages qui étaient restés bloqués à l'aéroport de Madrid, on a du attendre trois jours qu'ils arrivent jusqu'à nous. Mais pas d'inquiètude, ca nous a permis de visiter les alentours de Bariloche et d'assister au 108eme anniversaire de la ville.
Une fois les bagages récupérés, on se lance sur la route des 7 lacs avec nos bicyclettes, Roland ayant hérité du vélo de Joël le Québecois que l'on avait restauré. Apparement pas assez restauré puisque après environ 40km, la pédale droite du vélo de Roland se casse. Retour forcé à Bariloche pour réparer tout ca. On assiste à un phénomene peu commun, en sortant d'un bar le soir, la ville était recouverte de cendres. Cendres provenant du volcan Chaiten en erruption dans le Nord de la Patagonie Chilienne. C'est ce soir la aussi ou le Roland a oublié sa carte bancaire dans le distributeur, il faudra faire sans.
Mais bon, on ne se décourage pas et on repart sur la route, ce coup si c'est la bonne. La mécanique tiens, le temps est avec nous et les paysages qui défilent sont très jolis. On commence par le désert, puis on traverse des canyons avant de s'enfoncer dans des fôrets où se cachent des lacs. C'est vraiment bon, et finalement on arrive à San Martin de los Andes ou Roland creve 200m avant l'arrivée, histoire de marquer le coup.

On refait le plein d'énergie, on empaqte les vélos dans des cartons, sauf celui de Joël qu'on est obligé d'abandonner, et le lendemain, on prend le bus pour Mendoza. Après avoir visité la ville on décide de se lancer dans la visite des caves. On loue un vélo pour Roland et on file voir ce que ca goute le Malbec. C'était sans compter sur les problèmes mécaniques, Roland crève les 2 pneus et casse une pédale de son vélo, décidement. On continue donc à pied jusqu'à un autre magasin de location:Mr Hugo. On reloue un nouveau vélo et en route. ce coup ci, Lucas crève 2 fois et moi une fois. On termine a pied, du coup on ne peut visiter qu'une seule cave. Mais c'est bon.
De retour chez le loueur Mr Hugo, on se fait un petit asado des familles avec du bon vin, bonne ambiance. On peut même laisser là bas nos vélos crevés qu'on viendra récupérer plus tard.

Tout s'accélère, le lendemain, on prend le bus pour Valparaiso au Chili. Belle ville sur des colines, d'ailleurs classée au patrimoine de l'UNESCO. On visite la ville, on se fait une dernière soirée et c'est déjà le moment pour notre ami Roland de rentrer au vieux continent. Nous on reste, mais il va nous manquer l'artiste.


Le voyage continue.

Hasta Luego

Pierrot

mardi 29 avril 2008

La traversée des Andes

Buen Dia,

Après s'être reposé un peu à Puerto Varas, on renfourche la bicyclette toujours en compagnie de nos amis Québecois et hop en direction des andes. On traverse donc les beaux paysages de la région des lacs Chilienne, notament l'imposant Volcan Osorno lorsque ce dernier sort des nuages.
On avance, on avance, en croisant les villes telles que Ensenada, Entre Lagos,... jusqu'au moment où nous voila au pied des andes. Pas d'affolement, on se monte le col tranquillos, ca tire fort dans le jambes quand même mais c'est un régal pour les yeux à l'arrivée. On est un peu juste au niveau du timing donc on passe la nuit la haut sous un ciel étoilé: nuit fraiche mais sympa.

Après la montée, la descente, histoire de faire resortir le pilote qui sommeil en moi, de bonnes sensations. Puis nous arrivons du côté Argentin et nous faison étape a la Villa la Angostura. Camping sur la plage et journée dans le parc los Arrayanes: arbre local assez spécial qui aurait nous dit on inspiré Walt Disney pour creer la fôret dans le dessin animé Bambi (à vous de voir).
En chemin, après de multiples réparations de fortune le vélo de Joël le Québecois rend l'âme, nos amis finissent en stop les 20 derniers kilomêtres.
Et finalement, nous arrivons à San Carlos de Bariloche apres 9 jours de vélo, bien fatigué mais content, alors on se bouffe un bon morceau de barbac au resto.

Au programme: relax, relax et réparation du vélo de Joël pour acceuillir l'invité surprise.

Cerise sur le gateau, la petite Romane Exertier est née. Alors "el padrino" en profite donc pour te dire bienvenue ma petite dans ce beau monde et félicitation aux parents.

Ciao

Pierrot

vendredi 18 avril 2008

L'Isla de Chiloe

Hola,

Comme le monde est petit nous retrouvons dans le ferry qui nous mène jusqu'a Quellon de vieilles connaissances : Marie, Emmanuelle et la famille Zoon au grand complet, la longue traversée se déroule donc dans la joie et la bonne humeur.L'île de Chiloé, c'est un peu comme l'Irlande en plein pacifique, très vert et très joli, le ciel peut changer un claquement de doigt mais dans l'ensemble niveau pluie on est chanceux.
La première ville que nous visitons vraiment est Castro, avec les palafitos (maisons sur pilotis), l'Eglise en bois bien belle, et les embuscados qui nous rattrapent. On est allez sur la presqu'île de Yutuy assister a un bal, c'est tout comme chez nous: musique, buvette, barbac et pinard, et des vieux tout rouge tellement qu'ils ont bu. On a pu assister aussi à des choses plus traditionnelles comme le pain qu'il cuisent "a la broche" sur des braises et aussi les jus de raisin fait au pressoir traditionnel. Bonne experience bien sympathique.

Après s'être remis de touts ces evenements culturels (hips), nous sommes allé sur l'île de Quinchao qui est une île de l'île. Encore plus sauvage, vraiment jolie avec a chaque fois de belles Eglises en bois. C'est la que nous rencontrons pour la premiere fois nos cousins Québecois (Annie et Joël) qui eux aussi voyage en bicyclette, cette fois la, ils avaient quelques problèmes de pneumatique comme j'ai déja eu par le passé. C'est en continuant le voyage vers le Nord de l'île que nos routes se recroisent, alors tout naturellement on continue tous ensemble.

Nous remontons donc l'île par la côte Est en passant par les villages de Dalcahue, Tenaun, Linao et Chacao. Bonne aventure, le Joël crève son pneu environ tous les 30km, pour ma part j'ai encore une fois un pneu qui a éclaté, mais surtout pas de stress. On campe ou on peut, même chez des gens qui nous ouvrent leurs portes avec une hospitalité remarquable. Décidement jusque la, ils sont sympas ces chiliens.

Arrive le moment ou l'on quitte l'île pour embarqué vers Puerto Montt, grosse ville portuaire sans plus. J'en profite pour redonner un coup de jeune au bicycle, et puis on se fait un gros plat de fruits de mer, avec des fruits de mer tout nouveau que j'avais jamais vu.Très bon sauf un qui tient un gout vraiment special, bonne experience gustative tout de même
On traine pas trop et on renfourche les vélos jusqu'a Puerto Varas, petite ville bien sympa au bord d'un lac ou l'on se relax actuelement.

Le voyage continue vers l'Argentine en direction de San Carlos de Bariloche. Avec aussi les retrouvailles avec l'invité surprise.


A bientôt

Pierrot




mardi 1 avril 2008

Un apéro qui traine

Oyé, Oyé.

Nous arrivâmes donc a Coyahique, et en déhambulant dans les rues, nous rencontrons Sarah, une américaine que nous avions déja croisé par le passé sur le chemin (elle aussi en vélo avec un copain Rob). Du coup, comme elle habite coyahique, elle nous invite a boire l'apéro chez elle. On accepte mais ce qu'on ne savait pas c'est que c'était son dernier jour au Chili on se retrouve embarqué dans un traquenard ambiance grosse fiesta, pas le choix on dort sur place. Le lendemain, Sarah rentre au pays, mais ses colocataires Rodriguo et Pato nous invitent à rester a l'appartement le temps qu'il faut, ils nous laissent un double des clés et c'est parti. Il ne faut pas nous le dire deux fois, on s'installe.

On est tellement bien, qu'on reste une semaine à se faire des petits apéros, des bonnes bouffes et de bonnes parti de pêche avec nos nouveaux amis. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et un jour il faut bien partir.

C'est sur la route juste avant Villa Maniuales qu'arrive le premier incident technique: crevaison et les deux pompes nous lachent. je finis le trajet a pied. Apres un aller retour en bus a Coyahique pour acheter le matériel, je retrouve le Lucas qui cette fois a cassé son porte bagage. Le temps de réparer tout ca, il est tard on reste bloqué a Villa Maniuales. Dans notre malheur, nous avons beaucoup de chance puisque nous retrouvons Rodriguo qui vient fêter la semaine sainte ici ou reside toute sa famille. Nous voila donc invité chez la famille de Rodriguo. Et en avant la musique, on se fait pêter les caisson aux fruits de mer géants pendant deux jours, un délice. L'accueil des Chiliens est vraiment tres bien.

Suite a tous ces exces, on décide d'envoyer un peu avec la biyclette, et c'est dans un esprit sportif que nous continuons. Au programme arrêt dans le parc Queulat pour profiter du magnifique panorama qu'offre le glacier Colgante. Puis c'est le second incident technique: mon pneu arrière explose. On termine la route jusqu'à Puyuhuapi dans le pick-up du garde parc. On campe dans son jardin et coup de pot, il trouve dans son grenier un pneu pour moi. Ouf!

On continue plus au Nord ou on se permet un petit arrêt aux terms El Amarillo pour se relaxer un peu dans des sources d'eau chaude naturelle. On en profite le jour et la nuit, ca fait du bien.Et puis arrive Chaiten, qui signifie la fin de la carretera australe mais qui ouvre les portes d'autres endroits a visiter.Demain on prend un bateau pour rejoindre l'île de Chiloe avec ses legendes et ses fruits de mer gigantesque à se quil parait. J'ai hâte de voir ça.

La suite dans le prochaine épisode.

Je vous bises tous bien fort.

Hasta Luego
Pierrot

Un apéro qui traine

Oyé, Oyé.

Nous arrivâmes donc a Coyahique, et en déhambulant dans les rues, nous rencontrons Sarah, une américaine que nous avions déja croisé par le passé sur le chemin (elle aussi en vélo avec un copain Rob). Du coup, comme elle habite coyahique, elle nous invite a boire l'apéro chez elle. On accepte mais ce qu'on ne savait pas c'est que c'était son dernier jour au Chili on se retrouve embarqué dans un traquenard ambiance grosse fiesta, pas le choix on dort sur place. Le lendemain, Sarah rentre au pays, mais ses colocataires Rodriguo et Pato nous invitent à rester a l'appartement le temps qu'il faut, ils nous laissent un double des clés et c'est parti. Il ne faut pas nous le dire deux fois, on s'installe.

On est tellement bien, qu'on reste une semaine à se faire des petits apéros, des bonnes bouffes et de bonnes parti de pêche avec nos nouveaux amis. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et un jour il faut bien partir.

C'est sur la route juste avant Villa Maniuales qu'arrive le premier incident technique: crevaison et les deux pompes nous lachent. je finis le trajet a pied. Apres un aller retour en bus a Coyahique pour acheter le matériel, je retrouve le Lucas qui cette fois a cassé son porte bagage. Le temps de réparer tout ca, il est tard on reste bloqué a Villa Maniuales. Dans notre malheur, nous avons beaucoup de chance puisque nous retrouvons Rodriguo qui vient fêter la semaine sainte ici ou reside toute sa famille. Nous voila donc invité chez la famille de Rodriguo. Et en avant la musique, on se fait pêter les caisson aux fruits de mer géants pendant deux jours, un délice. L'accueil des Chiliens est vraiment tres bien.

Suite a tous ces exces, on décide d'envoyer un peu avec la biyclette, et c'est dans un esprit sportif que nous continuons. Au programme arrêt dans le parc Queulat pour profiter du magnifique panorama qu'offre le glacier Colgante. Puis c'est le second incident technique: mon pneu arrière explose. On termine la route jusqu'à Puyuhuapi dans le pick-up du garde parc. On campe dans son jardin et coup de pot, il trouve dans son grenier un pneu pour moi. Ouf!

On continue plus au Nord ou on se permet un petit arrêt aux terms El Amarillo pour se relaxer un peu dans des sources d'eau chaude naturelle. On en profite le jour et la nuit, ca fait du bien.
Et puis arrive Chaiten, qui signifie la fin de la carretera australe mais qui ouvre les portes d'autres endroits a visiter.
Demain on prend un bateau pour rejoindre l'île de Chiloe avec ses legendes et ses fruits de mer gigantesque à se quil parait. J'ai hâte de voir ça.


La suite dans le prochaine épisode.

Je vous bises tous bien fort.

Hasta Luego


Pierrot

mardi 11 mars 2008

Les compteurs tournent

Hola,

Et oui, il n'y a pas que le compteur du vélo qui tourne mais aussi celui de la vie. Un an de plus a mon actif, ca me donne des excuses lorsqu'il faut pousser le vélo, je suis un vieux maintenant. Merci a tous ceux qui y on pensé et aussi a ceux qui ont oublié (ca arrive, je sais ce que c'est).

Avec le Lucas nous continuons tranquillement notre remontée vers le Nord. Après Cochrane nous faisons étape à Puerto Bertrand, où Lucas m'offre pour mon anniversaire un descente en rafting sur le Rio Baker. Bon souvenir, merci l'ami. On a bien sympathisé avec l'équipe du raft, a savoir Christian et Kako, du coup on est invité le soir chez Kako pour se faire un bon barbecue, ca nous donne l'occasion de fêter mon 29ème anniversaire. On a arrosé ca comme il se doit. Du coup dur dur de rattaquer en vélo le lendemain alors on est allé se la couler douce avec les 2 compères à pecher toute la journée dans le Rio Backer. Il n'y a que Christian avec sa boite de conserve qui a attrapé des truites saumonées, on a dévoré tout ca le soir même, miam miam.

Et puis comme d'hab., on a repris la route. Etape a Puerto Tranquillo le temps d'admirer la Capilla de Marmol (Chapelle de marbre, en fait c'est une grotte en marbre sur un lac) et puis on file a Cerro Castillo. Las bas, on a encore de la chance puisque nous croisons Carlos qui nous invite a planter la tente dans son estancia. Toujours très hospitalier, avec les grands classiques: Maté, repas et petit dej le lendemain, ca fait toujours plaisir.

On reprend la route et arrive le moment ou on passe un petit col. Après une montée en plein caniar, c'est la neige qui nous attend au sommet. J'ai enfin l'occasion d'enfiler mes gants de ski que j'ai emporté en me demandant souvent pourquoi. Maintenant je sais.

Et puis nous arrivons a Coyaque, la plus grande ville de la Patagonie Chiliene. On va en profiter pour faire le plein de toutes les choses qui nous manques, et de bichonner nos vélos. Et aussi de faire réparer les fermetures éclaires de la tente qui nous ont lachées il y a presque un mois, du coup on avait pour habitude de dormir avec les araignées et le pinces oreilles, mais ce sera bientot du passé.

Jusque là le voyage se déroule vraiment bien, du pur bohneur. Pourvu que ca dure.

Je vous embrasse bien fort.

A bientôt

Pierrot

mardi 26 février 2008

Carretera nous voila

Bonjour le France,

Retour en force sur le blog apres un silence radio du a l'isolement dans lesquel nous nous trouvions avec le Lucas.

Apres 2 jours d'attente à El Chalten pour cause de vent très violent (il était déja difficile de marcher en ville, alors avec les vélos...) nous partons avec le Lucas en direction du Chili. On rencontre 2 autres cyclistes Pavel et Detlev qui vont faire un petit bout de chemin avec nous.
Premiere approche assez sympa puisqu'il n'y a plus de piste mais seulement un chemin de randonnée. Conclusion, sur 5km,il faut pousser les vélos et tout le barda dans la foret, traverser des rivières sur des planches en bois pas bien larges, etc... on se croierait en train de faire le raid gauloise.
Arrive le moment ou une belle descente s'offre a nous, je fonce et dans un virage un peu critique c'est le drame, chute dans un buisson heureusement sans gravité. Lucas aussi s'en donne a coeur joie dans les chutes, déja une en montée, une en descente et une a l'arrêt, je me demande ce qu'il va inventer pour innover maintenant.

Puis c'est de nouveau l'attente du bateau pour traverser le Lac O'Higgins, ca permet de se reposer un peu.
Finalement le bateau arrive et apres un visite du glacier O'Higgins, nous voila au tout début de la carretera austral a savoir la ville de villa O'Higgins. On enfourche les vélos et c'est parti. Les paysages changent vraiment de la Patagonie argentine, il y a plus de vert, plus de montagne, des glaciers de partout, mais aussi beaucoup de pluie.
Heureusement pour nous les gens ont dans leur coeur le soleil qu'il n'ont pas dans le ciel. Un soir de grande pluie, nous pouvons gouter a l'hospitalite de Raye, un local d'un certain age, qui nous offre un toit dans le hangar de tonte des moutons, et un concert prive de guitare avec maté, la totale.
On a du mal a partir, mais bon quand il faut y aller. On trace tout droit a Caleta Tortel, petit village ou tout est relié par des passerelles en bois.Magnifique. On contait se reposer, mais c'est tout le contraire, les cuisses prennent cher a cause des nombreux escaliers. Apres avoir assister au concours de chant local (c'est un peu comme l'ecole des fans mais en Espagnol), on prend la route de Cochrane.
Petite rencontre par hasard avec Julien, un cycliste francais qui pédale pour promouvoir le don du sang et nous voila a Cochrane la grosse ville du coin pusqu'il y a 3000 habitants.

Le soleil est avec nous depuis quelques jours, ce qui permet de profiter a fond des paysages qui sont vraiment tres beaux. On a vraiment le temps d'en profiter parce que en vélo pour le moment on avance pas bien vite. Mais bon "qui va piano va sano" comme disent nos amis transalpins.

Prochaine étape Coyhaique.
D'ici la je vous bise tous bien fort avec toute mon affection.

Hasta Luego

Pierrot

vendredi 8 février 2008

El Chalten

¡Hugh!

Apres avoir profité des dernieres joies du camping, nous avons repris la route avec le gazier Lucas. Les vélos bien chargés, nous filons droit vers El Chalten avec a partir du deuxieme jour un vent de face de folie. La fatigue commence a se faire sentir quand tout a coup surgit de nul part la maison de Gerrardo, on tape la causette et il nous invite a dormir chez lui. C'est ces situations imprevues qui rendent le voyage plein de surprises (moment philosophique).
Bref, il a l'habitude d'acceuilir des cyclistes le Gerrardo, d'ailleurs il s'empresse de nous montrer son livre d'or et j'ai le plaisir de decouvrir qu'il y a 3 ans, un certain Christophe Vuillod (ami de haute Savoie) avait déja reposé son popotin dans cette etablissement (etonnant non!).

Le lendemain, on rattaque le vélo a la fraiche pour avoir moins de vent. Tout se passe bien jusqu'au moment ou Lucas doit changer sa roue suite a un crevaison. J'en profite pour changer 2 rayons cassés de la roue arriere, mais en bon mecano que je suis, j'ai fait béner toutes les billes de mes roulements dans le sable. On remet ca tant bien que mal, mais bon c'est pas la peine, ma roue tourne vraiment vraiment moins bien. Du coup on tape le stop, et un bus finit par nous mener jusqu'a El Chalten ou je peux faire reparer ma roue.

On s'est fait des randonnées dans le parc national pour admirer la beaute des montagnes locales, a savoir le Fitz Roy, le Cerro Torre et les autres. Des paysages toujours spectaculaires. Demain on reprend la route vers le Nord, direction Villa O'Higgins au Chili et le début de la carretera austral.

J'ai rajouté dans photos dans l'album.

Bon vent et a bientot

Pierrot

vendredi 1 février 2008

Perito Moreno

Coucou les amis,

Ca y est, Lucas est arrivé avec son beau vélo tout neuf et un bronzage du style le gars qui a passé des vacances en Angleterre. Il est arrivé par un autre vol que prévu, du coup on s'est raté a l'aéroport et j'ai fait un aller retour en vélo pour rien, mais bon l'important c'est qu'on se soit retrouvé au camping.
Comme il se doit on a bien arrosé ca avec Ricard, saucisson, tome des Bauges et Ricard. Bon Dieu que ca m'a fait du bien de retrouver le gout du pays.

Et puis sans trop tarder, le lendemain on est parti avec Lucas et José (l'argentin du camping) a l'assaut du glacier Perito Moreno. Belle expédition, deux jour pour y aller avec nuit a la belle étoile en chemin. Le glacier est vraiment spectaculaire avec des morceaux énormes de glaces qui s'effondrent dans le lac dans un bruit assourdissant. C'est un de ces lieux ou on se dit qu'on est pas grand chose !!! On se passe une autre nuit a la belle étoile à côté du glacier et on se rentre au camping en 1 jour, le vent était avec nous cette fois ci. Un barbecue et au lit.

Demain on reprend la route avec Lucas en direction de El Chalten, l'aventure continue.

Je vous bises tous bien fort, et hasta luego

Pierrot

PS1: Je me répète mais si vous voulez que je vous envoie une carte postale, laisser moi votre adresse.
PS2: Bruno et Cemre, je n'ai pas votre mail pour vous répondre.

mercredi 23 janvier 2008

Torres del Paine

Salut les blogistes,

Aprés 2 semaines de silence radio,me revoilou de retour.

Comme prévu, nous sommes allé au Parc Torres del Paine avec Guido. On s'est fait 6 jours de randonnées dans le parc avec tout le barda: tente, réchaud, bouffe,... Vraiment classe. Le parc est vraiment bien et les paysages sont magnifiques (quand il ne pleut pas). Avis aux amateurs de randonnée,ca vaut vraiment le détour.

Ensuite est arrivé le temps des séparations, j'ai continué la route en solo avec la bicyclette dré dans le pentu sur la route 40. Des retrouvailles avec la steppe semi desertique, le vent de ouf et le soleil assasin,mais aussi avec beaucoup de rencontres sympathiques. Il me faut 5 jours pour arriver á El Calafate bien fatigué ou je peux me reposer au camping municipal.

Actuellement, je suis toujours au camping ou j'attend des nouvelles l'ami Lucas qui devrait normalement pointer le bout de son nez en Argentine mais quand, that is the question? Enfin bon,l'ambiance au camping est bonne, je passe pas mal de temps avec José, un Argentin qui habite au camping depuis trois ans ce qui me permet de reprendre tranquilos le rythme des barbecues et des Quilmes.

Voila, Voila
J'ai rajouté des photos dans l'album

Je vous bise bien fort et a bientot.

Pierrot


PS international:
Per Amici del Italia, Auguro un felice anio 2008
Feliz Año 2008
I wish you an Happy new Year 2008

lundi 7 janvier 2008

Bonne Année

Bonjour a tous,

Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2008.

Comme d'habitude le premier Janvier est arrivé avec sa casquette de plomb sur le crane. Et puis on a repris la route avec Guido. Actuellement nous sommes a Punta Arenas. Le vélo toujours dans le van mais un compagnon de route bien sympa au volant. On fait encore la route ensemble jusqu'à Puerto Natale et apres on va se faire une petite semaine de randonnée dans le parc Torres del Paine.
Ca s'annone plutôt bien. J'éspère que le temps sera avec nous parce que pour le moment c'est pas tout a fait l'été comme on l'entend chez nous. Le climat ici est assez impressionant, on passe du soleil bien chaud, au vent avec de la pluie, au froid de canard, puis soleil, puis neige ou grêle, puis vent, puis pluie, etc... et tout ça en une journée. Les 4 saisons en 24 heures. C'est Brend New.

Sur ce je vous bises bien fort.

A bientôt.

Pierrot.