Hola,
Alors que je me là coulais douce à Cordoba, voilà pas que je vois débouler un beau jour mon vieux compagnon de Grenoble à savoir le Nicolas Mugniot (alias l'anglais) en compagnie d'une charmante copine du Sud dénomée Elodie (où Boule pour les intimes). Notre rencontre fue poignante, on se raconte nos vies autour de quelques bières depuis le temps qu'on c'était pas vu. Ca fait bien plaisir.
Et puis ce qui devait arrivé arriva, on profite de la vie nocturne animée pour sceller nos retrouvailles et là on déroule les classiques déjà bien rodé. La prochaine fois je vais en boite avec mes lunettes de soleil, pas pour la boite, mais pour le retour à la maison.
On continu par un bon asado à la maison de Diego (un ami de Nicolas) avec Victor et Ana (amis de Nicolas aussi). On se fait pêter le caisson plein de barbac, merci mon Dieu que je ne sois pas végétarien.
Puis vint le moment de la grosse motivation pour aller visiter les chutes d'Iguazú. J'attrape le bus à l'ultime seconde où je retrouve le Nico, la Boule, Victorinox et Ana parés à affronter un voyage de 20h de bus. Le voyage se passe bien et on arrive finalement au village de Puerto Iguazú à la fronìère entre l'Argentine, le Brésil et le Paraguay. On va se faire un petit tour par là histoire de tâter le terrain. Et le terrain est complètement tropical: super chaud, super humide, des animaux sortis de nul part, tout est démesuré, c'est la brousse: par exemple, pour écraser une fourmie, il faut chausser du 58.
Après cette première approche, le lendemain on s'en va visiter le but de notre venue içi: les fameuses chutes d'Iguazú. Et alors là c'est vraiment impressionant, de l'eau qui tombe, si t'en veux t'en as. Pour moi ça restera les plus belles chutes d'eau que j'ai vu de ma vie après la cascade de la Fougère.
La motivation nous colle à la peau, alors on se reprend un bus de nuit pour aller rendre visite aux anciennes ruines jésuites de San Ignacio. Anciens vestiges des Jésuites qui vinrent évangéliser les Indiens. Sur le site, il ne reste plus beaucoup de Jésuites et plus beaucoup d'Indiens non plus. Seulement les ruines d'un temps passé.
Les chutes d'Iguazú nous ont rendu humble en face de la puissance de Dame Nature et permis de sentir notre dimension minuscule sur la planète terre. Quant aux Ruines des Missions Jésuites elles nous ont plongé à une époque de l'homme bien différente qu'aujourd'hui et elles nous ont permis de nous rendre compte de notre petitesse sur l'échelle de l'humanité.
-Je dédicace cette partie philosophique à mon ami Finock-
Après avoir bien touristé, nous sommes tous rentré à Cordoba pour se reposer de toutes ces émotions. Encore un apéro à droite, une bonne bouffe à gauche, et c'est le moment des adieux. Le Nico et la Boule s'en vont vers Buenos Aires, quant à moi je reste encore un peu. Je retrouve la Romi et on s'en va dans la Sierra se faire un bon asado. Ca me manquait.
Anniversaire quant tu nous tient, Lucas (mon neveu, et non pas mon copain alcolique) je te souhaite un joyeux anniversaire du fond du coeur. Et fait gaffe à toi, tu ressembles de plus en plus à ton père avec les années. Ah ah ah.
Voili, Voilou. Radio Cordoba ferme l'antenne jusqu'à la prochaine émission.
Votre humble serviteur
Pierrot
jeudi 30 octobre 2008
vendredi 10 octobre 2008
Le retour fracassant à Cordoba
Hola,
Voilà déjà presque un mois passé et je n'ai toujours pas donné de nouvelle. C'est un scandale!!!
A la gare routière de Uyuni, on charge les vélos dans le bus et on prend la route en direction de Potosi. C'est notre première approche avec les bus boliviens et on n'est pas décu, le chauffeur est en fait un pilote de rallye, et a l'intérieur du bus c'est comme une grande famille, on est bien serré, on discute, ma voisine tape la sieste sur mon épaule, mais c'est quand même mieux que les bus ou tout le monde tire une tronche d'enterrement.
Finalement on arrive entier a Potosi, ville minière située dans l'ombre de l'imposant Cerro Potosi gorgé d'argent, qui fit la richesse de l'empire Espagnol a l'époque de la colonisation. Les premiers jours, nous visitons la ville et le musée de la Monnaie ou étaient frappées les pièces d'argent de l'empire Espagnol, visite très interessante et tant mieux pour une fois qu'on va au musée.
Puis nous décidons d'aller visiter les mines du Cerro Potosi toujours en activité. On se loue les services d'un guide local ancien mineur, on passe au marché pour acheter des cadeaux pour ceux qui travaillent là bas : soda, feuilles de coca et ... dynamite!!!, on s'habille comme s'y on allait y travailler et on s'enfonce dans l'entre de la bête. Quand j'entre dans la mine, je comprend maintenant pourquoi les boliviens sont petits, la moitié du temps, je dois être courbé, je me cogne la tête de tous les côtés (heureusement qu'ils nous fournissent un casque) et même des fois il faut ramper, si j'étais mineur, ils me réformeraient je pense. On commence par faire des offrandes au diable car c'est lui qui règne sous terre et on avance plus profond dans la galerie. Après un long parcours on a l'occasion de voir comment les mineurs travaillent et ca fait froid dans le dos, je pense que je n'ai jamais vu de mes yeux un travail aussi dur. A l'intérieur, il fait une chaleur a crever et vas y que je te pousse à quatre des chariots de 1 tonnes de minerai qui déraillent assez souvent, je te charge tout ca a la pelle à bras dans des sceaux, et le tout sans rien manger à part de la coca. Et dans la mine on entre très jeune, on croise Luis, 13 ans, qui est mineur depuis un an déjà, mais en géneral on ne fait pas de vieux os, à 40 ans, ciao. Les mineurs se sont rassemblé en coopératives et en géneral gagne plus que le salaire moyen c'est pour ca qu'il acceptent ces conditions d'autant plus que l'éspoir de trouver un bon filon est toujours au bout de la pioche. En ressortant de la mine on fait pêter la dynamite avec le guide, mais cette visite m'aura vraiment marquée. Au moins après ca j'aurai plus besoin de lire Germinal.
Mais bon le temps file et le retour du Lucas approche. Son avion décollant de Buens Aires, on décide de faire une dernière étape a Cordoba pour voir les amis et les amies... Après un long trajet en bus, on est de retour a Villa Maria où l'on retrouve tout le monde (Simon, Herman, Sylvana, Jean Paul, Diego et les autres...) autour d'un bon asado comme il se doit. J'en profite un maximum, moi qui mangeait du riz depuis une semaine. On termine la soirée à l'aube bien fatigué.
Après un dernier passage a Cordoba, c'est l'heure de la séparation. On dépose le Lucas dans un bus pour Buenos Aires qui sera sa dernière étape du voyage avant de s'envoler pour le pays des fromages qui puent. Ca fait bizarre, après 8 mois de vie commune, je m'y était attaché à l'animal. Une chose est sur c'est qu'on en aura bien profité et que c'est toujours mieux de partager des moments comme ca avec des amis. Bon retour l'artiste.
Enfin bon, je ne suis pas vraiment tout seul, vu que a Cordoba, j'ai retrouvé Romi et qu'elle m'a gentiment ouverte la porte de son appartement. Alors je décide de rester un peu histoire de bien m'imprégner de la culture argentine. J'en profite pour régler certaines choses du voyage que j'appelle logistique mais surtout je me relax. Romi me fait visiter les sierras aux alentours de la ville, on sort voir des concerts, on sort en boite,... bref on en profite. J'ai aussi l'occasion de retrouver le bon vieux Simon. Tout va bien.
Je compte encore rester quelques jours ici avant de reprendre la route.
Maman, je te souhaite un joyeux anniversaire et je pense fort a toi.
Ar'vi les gaziers et à bientôt
Pedro
Voilà déjà presque un mois passé et je n'ai toujours pas donné de nouvelle. C'est un scandale!!!
A la gare routière de Uyuni, on charge les vélos dans le bus et on prend la route en direction de Potosi. C'est notre première approche avec les bus boliviens et on n'est pas décu, le chauffeur est en fait un pilote de rallye, et a l'intérieur du bus c'est comme une grande famille, on est bien serré, on discute, ma voisine tape la sieste sur mon épaule, mais c'est quand même mieux que les bus ou tout le monde tire une tronche d'enterrement.
Finalement on arrive entier a Potosi, ville minière située dans l'ombre de l'imposant Cerro Potosi gorgé d'argent, qui fit la richesse de l'empire Espagnol a l'époque de la colonisation. Les premiers jours, nous visitons la ville et le musée de la Monnaie ou étaient frappées les pièces d'argent de l'empire Espagnol, visite très interessante et tant mieux pour une fois qu'on va au musée.
Puis nous décidons d'aller visiter les mines du Cerro Potosi toujours en activité. On se loue les services d'un guide local ancien mineur, on passe au marché pour acheter des cadeaux pour ceux qui travaillent là bas : soda, feuilles de coca et ... dynamite!!!, on s'habille comme s'y on allait y travailler et on s'enfonce dans l'entre de la bête. Quand j'entre dans la mine, je comprend maintenant pourquoi les boliviens sont petits, la moitié du temps, je dois être courbé, je me cogne la tête de tous les côtés (heureusement qu'ils nous fournissent un casque) et même des fois il faut ramper, si j'étais mineur, ils me réformeraient je pense. On commence par faire des offrandes au diable car c'est lui qui règne sous terre et on avance plus profond dans la galerie. Après un long parcours on a l'occasion de voir comment les mineurs travaillent et ca fait froid dans le dos, je pense que je n'ai jamais vu de mes yeux un travail aussi dur. A l'intérieur, il fait une chaleur a crever et vas y que je te pousse à quatre des chariots de 1 tonnes de minerai qui déraillent assez souvent, je te charge tout ca a la pelle à bras dans des sceaux, et le tout sans rien manger à part de la coca. Et dans la mine on entre très jeune, on croise Luis, 13 ans, qui est mineur depuis un an déjà, mais en géneral on ne fait pas de vieux os, à 40 ans, ciao. Les mineurs se sont rassemblé en coopératives et en géneral gagne plus que le salaire moyen c'est pour ca qu'il acceptent ces conditions d'autant plus que l'éspoir de trouver un bon filon est toujours au bout de la pioche. En ressortant de la mine on fait pêter la dynamite avec le guide, mais cette visite m'aura vraiment marquée. Au moins après ca j'aurai plus besoin de lire Germinal.
Mais bon le temps file et le retour du Lucas approche. Son avion décollant de Buens Aires, on décide de faire une dernière étape a Cordoba pour voir les amis et les amies... Après un long trajet en bus, on est de retour a Villa Maria où l'on retrouve tout le monde (Simon, Herman, Sylvana, Jean Paul, Diego et les autres...) autour d'un bon asado comme il se doit. J'en profite un maximum, moi qui mangeait du riz depuis une semaine. On termine la soirée à l'aube bien fatigué.
Après un dernier passage a Cordoba, c'est l'heure de la séparation. On dépose le Lucas dans un bus pour Buenos Aires qui sera sa dernière étape du voyage avant de s'envoler pour le pays des fromages qui puent. Ca fait bizarre, après 8 mois de vie commune, je m'y était attaché à l'animal. Une chose est sur c'est qu'on en aura bien profité et que c'est toujours mieux de partager des moments comme ca avec des amis. Bon retour l'artiste.
Enfin bon, je ne suis pas vraiment tout seul, vu que a Cordoba, j'ai retrouvé Romi et qu'elle m'a gentiment ouverte la porte de son appartement. Alors je décide de rester un peu histoire de bien m'imprégner de la culture argentine. J'en profite pour régler certaines choses du voyage que j'appelle logistique mais surtout je me relax. Romi me fait visiter les sierras aux alentours de la ville, on sort voir des concerts, on sort en boite,... bref on en profite. J'ai aussi l'occasion de retrouver le bon vieux Simon. Tout va bien.
Je compte encore rester quelques jours ici avant de reprendre la route.
Maman, je te souhaite un joyeux anniversaire et je pense fort a toi.
Ar'vi les gaziers et à bientôt
Pedro
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