Hola,
Voilà déjà presque un mois passé et je n'ai toujours pas donné de nouvelle. C'est un scandale!!!
A la gare routière de Uyuni, on charge les vélos dans le bus et on prend la route en direction de Potosi. C'est notre première approche avec les bus boliviens et on n'est pas décu, le chauffeur est en fait un pilote de rallye, et a l'intérieur du bus c'est comme une grande famille, on est bien serré, on discute, ma voisine tape la sieste sur mon épaule, mais c'est quand même mieux que les bus ou tout le monde tire une tronche d'enterrement.
Finalement on arrive entier a Potosi, ville minière située dans l'ombre de l'imposant Cerro Potosi gorgé d'argent, qui fit la richesse de l'empire Espagnol a l'époque de la colonisation. Les premiers jours, nous visitons la ville et le musée de la Monnaie ou étaient frappées les pièces d'argent de l'empire Espagnol, visite très interessante et tant mieux pour une fois qu'on va au musée.
Puis nous décidons d'aller visiter les mines du Cerro Potosi toujours en activité. On se loue les services d'un guide local ancien mineur, on passe au marché pour acheter des cadeaux pour ceux qui travaillent là bas : soda, feuilles de coca et ... dynamite!!!, on s'habille comme s'y on allait y travailler et on s'enfonce dans l'entre de la bête. Quand j'entre dans la mine, je comprend maintenant pourquoi les boliviens sont petits, la moitié du temps, je dois être courbé, je me cogne la tête de tous les côtés (heureusement qu'ils nous fournissent un casque) et même des fois il faut ramper, si j'étais mineur, ils me réformeraient je pense. On commence par faire des offrandes au diable car c'est lui qui règne sous terre et on avance plus profond dans la galerie. Après un long parcours on a l'occasion de voir comment les mineurs travaillent et ca fait froid dans le dos, je pense que je n'ai jamais vu de mes yeux un travail aussi dur. A l'intérieur, il fait une chaleur a crever et vas y que je te pousse à quatre des chariots de 1 tonnes de minerai qui déraillent assez souvent, je te charge tout ca a la pelle à bras dans des sceaux, et le tout sans rien manger à part de la coca. Et dans la mine on entre très jeune, on croise Luis, 13 ans, qui est mineur depuis un an déjà, mais en géneral on ne fait pas de vieux os, à 40 ans, ciao. Les mineurs se sont rassemblé en coopératives et en géneral gagne plus que le salaire moyen c'est pour ca qu'il acceptent ces conditions d'autant plus que l'éspoir de trouver un bon filon est toujours au bout de la pioche. En ressortant de la mine on fait pêter la dynamite avec le guide, mais cette visite m'aura vraiment marquée. Au moins après ca j'aurai plus besoin de lire Germinal.
Mais bon le temps file et le retour du Lucas approche. Son avion décollant de Buens Aires, on décide de faire une dernière étape a Cordoba pour voir les amis et les amies... Après un long trajet en bus, on est de retour a Villa Maria où l'on retrouve tout le monde (Simon, Herman, Sylvana, Jean Paul, Diego et les autres...) autour d'un bon asado comme il se doit. J'en profite un maximum, moi qui mangeait du riz depuis une semaine. On termine la soirée à l'aube bien fatigué.
Après un dernier passage a Cordoba, c'est l'heure de la séparation. On dépose le Lucas dans un bus pour Buenos Aires qui sera sa dernière étape du voyage avant de s'envoler pour le pays des fromages qui puent. Ca fait bizarre, après 8 mois de vie commune, je m'y était attaché à l'animal. Une chose est sur c'est qu'on en aura bien profité et que c'est toujours mieux de partager des moments comme ca avec des amis. Bon retour l'artiste.
Enfin bon, je ne suis pas vraiment tout seul, vu que a Cordoba, j'ai retrouvé Romi et qu'elle m'a gentiment ouverte la porte de son appartement. Alors je décide de rester un peu histoire de bien m'imprégner de la culture argentine. J'en profite pour régler certaines choses du voyage que j'appelle logistique mais surtout je me relax. Romi me fait visiter les sierras aux alentours de la ville, on sort voir des concerts, on sort en boite,... bref on en profite. J'ai aussi l'occasion de retrouver le bon vieux Simon. Tout va bien.
Je compte encore rester quelques jours ici avant de reprendre la route.
Maman, je te souhaite un joyeux anniversaire et je pense fort a toi.
Ar'vi les gaziers et à bientôt
Pedro
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5 commentaires:
Salut Pierro,
Radio Sabaudia indique qu’une grosse tartiflette a eu lieu Samedi chez les Exertier…. le froid qui arrive, des feuilles qui tombent….. La bande à Bobosh se porte bien, même si nous avons moins de couleurs que toi….et avec ta nouvelle conquête l’équilibre couple célibataire revient …. Tu te pointes bientôt avec elle dans les bagages ?
Ne te perds pas dans les galeries des mines, doucement avec la coca, même dans le pot belge, fais encore un peu de bicyclette même si le Lucas n’est plus là,….au plaisir de te lire ou de voir tes photos.
Ci vediamo lo sloboudou,
Ju
Salut Pat,
Ne tarde pas trop c'est bientôt la saison de l'apéro en Savoie :-). Je signe la vente de mon appart le 19/01 donc fini Paris. Il me reste plus qu'a trouver du taf sur Lyon.
Voili voilou pour les news.
Ah oui j'oubliais Sophie grossie de plus en plus, c'est prévu pour le 19/01. Et oui j'avais oublié la date, j'espère que cela n'arrivera pas en même temps!!
@++
Pat
Hello le Pierrot!
Même en solo, je vois que tout se poursuit nikel!
Tu sembles dans ton élément au milieu de toutes ces bringouses et du che!
Et tu n'hésites pas une seconde à bien bien te rapprocher de la population locale pour mieux comprendre moeurs et coutumes!
Bises créoles!
Emilie
Après 1 mois de silence, les échanges ont repris sur le blog.Depuis le retour de ton coéquipier tu a vécu un autre style d'aventure...Nous attendons la suite des évènements ou des nouvelles découvertes.
René a repris ses occupations aux Resto: préparations, réunions. Il ne peut pas encore se remettre au bricolage.
Je t'embrasse très très fort.Annie
Salut cousin,
J'ai suivi ton parcours sur le blog. Ton voyage parait très riche en découvertes, bravo, la curiosité, c'est de famille et de prénom, n'est-ce pas ?
Bon, je serai au Chili du 6 au 15 novembre, pour le festival FIDOCS. Mon film sur Cuba est présenté à Santiago le Samedi 8 Novembre dans le cadre du festival. Je ne pense pas que tu repasses par Santiago, mais je t'en informe au cas où. Ce serait assez énorme de se rencontrer là-bas, et nettement plus inattendu que le pot d'avant-première d'"un voyage entre amis" sur la terrasse du café des arts. Je te laisse mon portable : + 33 6 86 79 95 02 et mon adresse mail : pierre.beccu@orange.fr, au cas où. S'il y a la moindre chance, fais moi signe et je te transmettrai mes coordonnées téléphoniques à Santiago.
Bises. πrbq
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