mercredi 19 novembre 2008

Le retour Bolivien

Bonjour,

Les derniers jours à Cordoba s'annoncent. On profite donc dui dernier Week-End avec Romina pour aller visiter la pittoresque bourgade de la Cumbrecita. Petit village perché dans la sierra à très forte influence Allemande. On se croierait dans les Alpes. On se fait des randonnées, on se là coule douce au bord du rio, on plante la tente et bien sur on se prépare un bon asado bien arrosé comme il le faut. Puis vint le temps des adieux avec le Simon, le Victor et Romina. Moments toujours difficiles quoique temporaire pour certains.

Et c'est en bus que je me dirige tranquillement en direction de la Bolivie. Je m'accorde une halte express à Salta où j'en profite pour visiter le musée de la ville avec ses momies très bien conservées. Et rebus juqu'à la frontière Bolivienne. Premier contretemps: des manifestations le long du parcours nous font arriver bien tard ce qui implique de passer la nuit à la ville frontière Argentine de la Quiaca. Je plante la tente dans un parc en compagnie de quatre autres Argentins dans le même cas que moi. Ca se passe bien.
Toujours le bus pour enfin arriver dans la ville de Tupiza au Sud de la Bolivie. Charmant petit village entouré de montagne rougeatre. Là je m'accorde quelques jours de repos. J'en profite pour me faire une bonne excursion des alentours en cheval, ca fesait longtemps. M'accompagne pour ce tour mon ami Alex, un Franco Italien rencontré à l'auberge. Ca vaut vraiment le coup, on part pour une expédition de sept heures sur nos montures et les paysages qui s'offrent à nous sont vraiment dignes d'un bon vieux Western.

En parlant de Western, le lendemain je me rend dans le petit village de San Vincente où à lieux la commémoration du centenaire de la mort des deux fameux bandit Yankees à savoir Butch Cassidy and the Sundance Kid tué ici par l'armée Boilivienne voila un siècle. Un prêtre bénit les ames des défunts, ca mange, ca procéssione, ca danse et on à même droit à une reconstitution dans le style Bolivien. En voilà une bonne occasion de faire la fête. Le lendemain je m'accorde une autre randonnée à cheval avant de reprendre un bus en direction de Tarija.

Tarija, ville du vin Bolivien. Je ne reste pas longtemps dans cette endroit, juste le temps de rencontrer mon ami Daniel et de compartir quelques bières avec lui, de faire un tour rapide de la ville et c'est de nouveau l'inévitable bus qui m'emmène cette fois jusqu'à Potosi. Làs-bas je retrouve mon vélo et je peux organiser mon prochain départ en deux roues.

Les premiers coup de pédales sont difficiles, mais bon j'ai de la chance, je rencontre dans l'ensemble plus de descentes que de montées. Aussi, il y a beaucoup plus de petits villages le long du chemin ce qui permet de dormir tranquille en auberge et de se ravitailler facilement. Les paysages de l'altiplano sont toujours très jolis, le deuxième jour des paysans en plein plantage de patates me stop pour partager leur repas en ma compagnie. J'accepte avec plaisir, ce fut un bon moment, très autentiques, certaines des vieilles dames ne parlent que le Queshua, heureusement il y a un traducteur Español-Queshua ce qui permet de bien communiquer.
Je passe ce jour ci la nuit dans la tente. Ca fait bizarre de se retrouver tout seul, mais bon j'ai ma guitarre dernierement achetée à Cordoba pour me consoler.

Le dernier jour de vélo fut rude avec le mauvais temps. Je ne vois jamais la fin des montées et je suis fatigué. Coup de pot, un camion qui passe par là m'avance jusqu'à Sucre pour les 30 derniers kilomètres. Ouf.


Sucre est vraiment une très jolie villes dans le style colonial Espagnol. J'ai pour guide Salvador, un Espagnol voyageur de 73 ans renrencontré à l'auberge qui connait bien la ville. Je visite, je prend des photos, je vais au marché et je me relax un peu. Lors de ma visite sur l'un des mont de la ville m'arrive une expérience intéressante. Au sommet de la colline comme toujours, il y a le christ. Ce soir là il y a aussi un groupe de 4 personnes qui sont en train de faire des offrandes à la Pachamama. Je m'incruste un peu pour voir ce rituel inconnu. Et c'est très intérresant: ils font des petits paquets avec plein de choses dedans qu'ils offrent dans un premiers temps à Dieu et aussi à la Pachamama. Le tout termine dans le feux. Ils fument aussi des cigarretes en paquet de trois pour exausser des requêtes. Et bien entendu, ca boit, mais il faut toujours verser un peu du verre par terre pour la Pachamama. Ils me proposent du Whisky Bolivien: un savoureux mélange d'alcool potable à 94 degré mais avec du Coca Cola. Ca passe bien au final, mais ca te fout une bonne casquette de plomb sur le crâne.


Aujourd'hui j'ai réglé les derniers préparatifs, je reprend la route demain en direction de Cochabamba. Avec tout le Whisky Bolivien que j'ai bu en l'honneur de la Pachamama il ne devrait rien m'arriver je pense.


Anniversaire quant tu nous tiens: Je souhaite un bon anniversaire à Mon brother, ma Elise et à Romi qui engrangent tous les trois une nouvelle année.


Je vous lasise jusqu'aux prochaines nouvelles

Hasta Luego

Pedro

1 commentaire:

Unknown a dit…

Vu l'événement, je me suis dit qu'un mess à Perdo serait bienvenu. Et je tombe pile poil sur de nouvelles aventures de Sloboudou. Aujourd’hui, la France se met à l’heure du beaujolais nouveau. 18 heures, il fait nuit noire, mais je voulais t’envoyer un peu de froid, une odeur de charcuterie, de fromage, et l’image de vitrines éclairées avec pleins de français dans les bistroquets ……même si les képis veillent.
Sinon, le maître a parait il pété un câble complet, et a fini son périple dans 3 bagnoles arrêtées…..je crois que le fait de ne plus voir ta bicyclette (ou dans la voiture balai) a beaucoup contribué.
Raymond est satisfait d’un 0-0 contre un pays de seconde zone de ton nouveau continent (l’Uruguay ; tu connais pas ?).
Bonne route où les vents, les fêtes et les découvertes te mèneront,
Ju